La Dépêche de Kabylie

Alimentation en eau potable – Les banlieues moins bien loties que le centre-ville

L’approvisionnement en eau potable des habitants des quartiers périphériques de la ville de Bouira n’est pas assurée en quantité suffisante ni d’une manière journalière.

En effet, et contrairement au centre-ville où l’eau potable est disponible en H 24, à Ouled Bouchia, Ouled Bellil ou encore les villages Said Abid et Thameur, l’alimentation n’est qu’une fois tous trois jours et parfois tous les cinq jours. Si l’on prend l’exemple d’Oued Bouchia, un quartier situé à l’entrée sud de la ville de Bouira, où les robinets coulent une fois tous les trois jours, la situation pose problème pour les habitants, surtout en cette période estivale où les besoins en eau sont importants. Pour les habitants de ce quartier, l’alimentation doit être revue pour leur permettre d’avoir de l’eau au moins au quotidien d’autant plus que les ressources en eau dans la commune de Bouira sont en quantité importante. Idem pour les ouvrages de stockage. A souligner que la commune est alimentée à partir du barrage de Tilesdit. Au niveau du même quartier, certains lotissements souffrent plus car l’alimentation n’est assurée qu’une fois tous les cinq jours. C’est le cas au niveau des fermes Si Lakhdar 1 et 2, Ouled Kfifa ou encore le lotissement Rechak Mouloud. Le comble dans cette situation est qu’il existe deux réservoirs dans la localité qui ne sont pas actuellement exploités. Selon les habitants, si les deux réservoirs venaient à être mis en exploitation, cela permettra d’atténuer la crise et d’assurer une alimentation quotidienne en eau à des centaines de foyers. La même situation est vécue dans le quartier voisin d’Ouled Belil où l’eau ne coule qu’une fois tous les trois jours. Même topo à Thameur, un village relevant de la commune et situé à 4 kms du centre-ville. Selon nos informations, cette situation est due principalement au non alimentation du réservoir de 500 m3 implanté dans ce village agricole. Pis encore, et selon la commission de l’APW chargée du dossier des ressources en eau, l’on ignore à l’heure actuelle d’où sera alimenté ce réservoir. Les villages de Said Abid et d’Oudhia ne sont pas mieux lotis et leurs habitants font face au même problème, surtout en été. Il faut signaler que toutes ces insuffisances font récemment l’objet d’un rapport détaillé de la part de la commission des ressources en eau de l’assemblée de wilaya. Dans ledit rapport, il est souligné que l’irrégularité dans l’approvisionnement de ces quartiers périphériques de la ville de Bouira est due en partie à la vétusté des réseaux d’alimentation en eau potable (AEP). Cette vétusté touche aussi les quartiers nord de la ville à l’image de ceux de Hamlaoui, Kessouri et Draa Lakhmis. Au centre-ville, le réseau est en amiante et sujet à beaucoup de fuites. A titre d’illustration, en 2017, il a été enregistré 534 interventions pour réparer des fuites sur le réseau AEP. Ce qui est énorme. L’amélioration de l’alimentation en eau potable au niveau de ces quartiers de périphérie passerait plutôt par le remplacement de ces réseaux que par des opérations de bricolage répétitives.

Djamel. M

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