La municipalité de Tizi-ouzou est, de nouveau, éclaboussée par une affaire de passation de marché douteux. Elle concerne l’achat de mobiliers pédagogiques d’une valeur totale de plus de cinq millions de dinars (5. 451. 966,00 DA). La marchandise, constituée de 200 tableaux muraux à volet, 200 autres tableaux pivotants et autant d’étagères de bibliothèques, moisie dans l’entrepôt communal de Timizart Loghbar, près du pont de Bougie, à l’air libre. Une situation qui dure depuis le mois de juin de l’année écoulée, date de livraison de ces objets. L’acheminement de ce mobilier pédagogique vers les écoles de la commune est rendus impossible tant que le directeur du parc communal refuse de signer les documents du service fait. Il aurait agit, selon nos sources, sur injonction du chef de daïra qui avait rejeté la délibération portant le paiement de ces objets au titre de l’exercice financier 2005. A en croire nos sources, le chef de daïra avait relevé des irrégularités dans la manière par laquelle fut passée la commande, puisque, ajoute-on, celle ci est opérée outre la délibération de l’assemblée. Selon des ex-élus à l’assemblée communale de la periode 2002/2005, deux bons de commande existent. L’un porte le numéro 040 256 du 23/01/2005, concerne les tableaux muraux à volets et les tableaux pivotants, l’autre porte la référence 040 258 du 25/01/2005, concernant les étagères de bibliothèques. Le montant de la première commande s’élève à 3. 547. 908,00 DA, relative aux 400 tableaux. La valeur unitaire des tableaux muraux à volet est de 7. 641,00 dinars en hors taxes, celle des tableaux pivotants est de 7. 521,00 dinars en hors taxes également. La deuxième facture désignant les 200 étagères de bibliothèques s’élève à 1. 904. 058,00 dinars, dont la valeur unitaire est de 8. 137,00 dinars en hors taxes. Les deux documents portant la même date de facturation, en l’occurrence le 7 juin 2005, ont été réceptionnés en date du 27 juillet 2005 portant l’accusé de réception numéro 4558. Près d’une année après, la marchandise est exposée en plein air dans les entrepôts de la municipalité faute d’un cadre réglementaire régissant passation de marché et commande de biens. Le fournisseur reste dans l’attente du règlement de ses factures qu’aucun responsable municipal ou administratif n’a voulu assumer. Le demi-milliard que représente la somme globale des deux factures n’est, jusqu’à présent, comptabilisé dans les dettes de la commune qui avoisinent les 15 milliards de centimes durant l’exercice financier de l’année dernière, dit-on encore.
M. A. T
