La Dépêche de Kabylie

Logements CNEP/APC : vers le règlement à l’amiable

Les bénéficiaires des logements construits dans le cadre de l’accord entre la CNEP et l’APC d’Ain El Hammam, verront, bientôt, leur situation régularisée. C’est en tout cas, ce que nous a affirmé Amokrane Ouarab, le président de l’APC. Afin de trouver une issue définitive au problème, les deux parties sont sur le point de se mettre d’accord sur les questions, objets du litige. Construits en 1997, les deux blocs d’habitations (l’un de 108 et l’autre de 80) ont été occupés suite aux décisions d’attribution délivrées par l’APC, sans que la CNEP, le bailleur de fonds ne donne son accord puisque les logements attribués n’étaient pas encore achevés. Les deux assemblées précédentes n’ont pas pu s’entendre avec la CNEP pour remettre les choses en place, chacun campant sur ses positions. Entre-temps, les bénéficiaires ne se sont pas acquittés de leurs redevances. Le coût prévisionnel, à l’époque était de 103 millions de centimes, par logement. La CNEP, étant un organisme bancaire aurait aimeré récupérer son dû, ainsi que les intérêts cumulés sur dix années. Le prix du logement se trouverait alors multiplié par deux, au moins. Ce que les locataires ne sont pas disposés à accepter. Le premier round des discussions, qui vient de se dérouler entre les deux parties, présage d’une issue heureuse du conflit bien que personne ne puisse être formel sur les résultats définitifs. Il faut signaler que même si l’APC réfute l’idée du paiement des intérêts pour des raisons liées à la situation sociale de la plupart des concernés, elle a pris soin de ménager la chèvre et le chou. Une proposition allant dans le sens de l’apaisement a été faite à la CNEP et qui consisterait en la révision du prix du logement qui atteindrait, par conséquent, 160 millions de centimes. Ceci concerne la situation globale, touchant tous les occupants des immeubles. Il faut noter, cependant que certains cas sont devenus plus complexes, puisque les « propriétaires » ont achevé leurs logements, engageant des frais considérables. Les dépenses seront-elles déduites de la valeur de l’habitation ? Difficile de faire plier les protagonistes. Il y a enfin, les « squatteurs » et les logements ayant fait l’objet d’une double décision d’attribution par les différents présidents qui se sont succédé à la tête de l’APC. La question est si confuse que pour délier l’écheveau, la CNEP et l’APC devront, chacun en ce qui le concerne, faire preuve de beaucoup de tact et de souplesse, pour arriver à la fin souhaitée par tous.

Nacer B.

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