Auteur de plusieurs ouvrages sur la question algérienne, dont « La Gangrène et l’Oubli », « Transfert d’une mémoire et Imaginaires de guerre », professeur d’université et directeur scientifique de l’Institut Maghreb-Europe (Paris VIII), l’historien Benjamin Stora a signé, il y a quelques mois, une nouvelle publication qui se veut une somme de réflexion sur le livre et la guerre d’Algérie. Dans cet ouvrage intitulé « Les écrits de Novembre » et publié aux éditions Chihab, Benjamin Stora change de modèle narratif et restitue l’histoire par le témoignage. Un choix plutôt inédit. L’auteur y donne la parole aux acteurs de la guerre d’Algérie et fait parler des témoins vivants de cette époque. Le travail de Stora a ceci de méritoire que par deçà l’effort de réhabilitation de la mémoire historique, il tente de monter en épingle l’importance du récit comme support de l’écriture de l’histoire.
N. M.
