Les intervenants qui se sont succédé ont essayé, tour à tour, de mettre en exergue les différents aspects ayant trait particulièrement au thème de la rencontre. Après une minute de silence observée en hommage au Dr Badjou, médecin au CHU, décédé il y a de cela un mois, le Dr Boudarène ouvrira le bal des interventions avec une communication intitulée « Le stress en milieu de travail : problématique générale ». Pour lui, le stress n’est pas une maladie, ni angoisse ni anxiété. Il se définit comme une situation où l’on peut exercer une pression sur quelqu’un. Il a toujours un lien avec le temps et la durée comme il est également nuisible à la santé. Et pour y faire face, il faut un effort adaptif en mesure d’enclencher le sentiment de contrôle afin de le maîtriser. « Le stress est reconnu comme élément de nuisance dans le milieu du travail. Le dernier a des exigences et contraintes qui sont sources de nuisances telle que le volet relationnel, organisationnel et individuel », a-t-il expliqué tout en précisant que les problèmes du territoire favorise aussi l’émergence des conflits. Le stress provoque l’ulcère d’estomac et les troubles psychiques entre autres. Sur l’entreprise, il suscite l’absence de communication et génére des accidents de travail, des crises inter-personnelles, baisse de motivations, d’où la nécessité d’opérer des changements. De son côté, M. Abès a abordé la gestion de la santé et le stress, un sujet d’actualité qui a d’autre rapports avec notamment la dynamique du groupe et les aléas de la population des ressources humaines. Les agents stressants représentent, entre autres, selon l’intervenant, des traumatismes effectifs (décès,… ) et les facteurs de l’environnement comme l’ambiance défavorisée, le traitement de fait, ajoute-t-il, par la gestion du temps et l’apport de soi. Les catégories professionnelles les plus touchées, estime-t-il, sont les infirmiers, les policiers et les enseignants. « Le stress est source d’erreur comme il est également sources de performance », a-t-il dit. Par ailleurs, pour sa part, le Dr Ferry de Paris Eaubonne, a évoqué la psychopathologie du travail. « Les tâches les plus dures nécessitent toujours une organisation, surtout lorsqu’il s’agit d’un travail pénible », a-t-il soutenu. Enfin, M. Moudoud de la Caisse nationale d’aide au chômage (CNAC de Tizi Ouzou), a précisé que la perte d’emploi suscite un traumatisme.
A. H.
