Le personnel du CEM Aït Hidja II d’Assi Youcef a poussé un ouf de soulagement après la nomination du nouveau gestionnaire. Longtemps confronté à la quasi-vacance de ce poste, les enseignants, le personnel administratif et autres travailleurs ne savaient plus à quel saint se vouer pendant plus d’une année. D’ailleurs, plusieurs situations restent pendantes, qui sont du seul ressort du gestionnaire qui prend en charge ces irrégularités et joue l’intermédiaire entre le service-paie de la Direction de l’éducation et les fonctionnaires de l’établissement. De ceux qui n’ont pas reçu la prime de scolarité à ceux-là même qui ne touchent pas d’allocations familiales sur leur dernier enfant, en passant par ceux-là même qui attendent une prime de rendement de 2003, il y en a plusieurs qui ne savent pas sur quel pied danser. Aussitôt installé, ces jours-ci, M. Lounès s’est mis au travail illico-presto pour tenter d’assainir toutes les situations pendantes. Il aura sans doute du pain sur la planche avec ce cumul, mais il promet et de tout soumettre au service paie de la DE, tout ce qui traîne depuis des mois, voire des années. Pour rappel, l’absence du gestionnaire, au début de cette année scolaire et l’année précédente, a pénalisé les élèves et les enseignants, avec le retard de la vente de livres. Quelques enseignants ont été contraints de traîner des sommes d’argent avec eux, issues de la vente des livres, et ce pendant des mois avant de les verser au gestionnaire. Une école comme toute autre structure est une chaîne à laquelle tout maillon manquant influe négativement sur sa gestion et sur l’harmonie de toutes ses composantes. Et un gestionnaire n’est pas des moindres, sachant qu’il traite ceux qui en sont au moment de se faire délivrer une fiche de paie, par exemple, ou tout autre document relatif au salaire.
Salem Amrane
