Le chef-lieu de daïra dépourvu d’une STP

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La daïra d’Ighil Ali, située à 93 km au sud-ouest de la wilaya de Béjaïa, ne dispose pas encore d’une subdivision des travaux publics (STP). Cette défection pèse lourdement sur le secteur névralgique des travaux publics qui englobe la gestion des réseaux routiers. Comme il est connu, c’est la subdivision des travaux publics qui assure la maintenance du réseau routier par des actions de réhabilitation et de confortement de la chaussée, des ouvrages d’art et ce pour assurer aux usagers un bon niveau de service, dans les meilleures conditions de sécurité. Comme elle veille au développement du réseau routier et sa modernisation pour répondre aux besoins de la croissance rapide du trafic routier et des échanges économiques et sociaux. Elle a aussi pour rôle, l’extension du réseau par la création de nouvelles capacités, l’aménagement de contournements des grands centres urbains et la réalisation de routes de désenclavement et enfin, l’assistance technique aux communes. Or force est de constater que toutes ces missions ne peuvent être assurées localement, à Ighil Ali, pour la simple raison d’inexistence de ladite administration. La daïra d’Ighil Ali composée de la commune éponyme et de celle d’Aït R’zine est parcourue par un vaste réseau routier «chapeauté» par la RN106 qui communique entre les wilayas de Béjaïa et Bordj Bou Arreridj. Cette route, bien qu’elle ait son pesant dans la région, n’est malheureusement pas entretenue et ne bénéficie pas de travaux de réhabilitation et surtout d’entretien. Et ce, bien qu’elle soit sujette à d’incessants éboulements et chutes de grosses pierres à partir du village Mouka jusqu’à Boni aux frontières administratives avec la wilaya de Bordj Bou Arreridj. En dépit du relief accidenté et montagneux de cette daïra où le réseau routier subit les affres de l’altitude, la localité ne dispose toujours pas de sa STP. Par ailleurs, le caractère montagneux et escarpé de cette région des Ath Abbas, ne compte jusqu’à présent aucune maison cantonnière pour entretenir le réseau routier et surtout ouvrir la voie lorsque celle-ci est bloquée par la neige ou chutes de pierres comme c’est le cas pour le chemin qui dessert le village historique d’El Kelâa Nath Abbas, où le tronçon de 8 kms s’obstrue le plus souvent à cause des éboulements et des neiges.

Syphax Y.

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