Les locataires refusent de payer les loyers

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Les habitants de la cité des 22 logements située à la Nouvelle-Ville auraient refusé de s’acquitter de leurs loyers mensuels. Ce refus a été motivé par la situation dans laquelle vivent ces familles recasées dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire. Lors d’une virée sur les lieux, nous avons rencontré quelques résidants à l’entrée de l’immeuble. “Tout d’abord, il faudra rappeler aux autorités qu’aucune suite n’a été donnée à nos doléances. Toutes les malfaçons que nous avons signalées ne sont pas réfectionnées”, nous a déclaré l’un d’eux, avant qu’un deuxième n’intervienne : “Si l’électricité a été finalement mise en service, nous attendons toujours le gaz. En tout cas, nous n’allons pas payer les loyers si nos revendications ne trouvent pas de réponses”. Il nous a été donné d’apprendre, d’autre part, que l’eau n’arrive pas souvent dans les robinets. A ce sujet, un troisième intervenant nous a fait savoir qu’une conduite d’AEP éclatée à ce niveau n’a pas été réparée depuis longtemps. Si ces citoyens souffrent de ce manque, leurs voisins, c’est-à-dire les squatteurs de mai 2001, font face à des dangers permanents, à commencer par l’hygiène. Au niveau de ces tours, s’élèvent des monticules d’ordures ménagères, si bien que les maladies sont dans l’air. Ces derniers temps, avec cette chaleur précoce, des nuées de moustiques ont commencé à se former en raison des regards d’égouts parfois bouchés ou encore des eaux usées déversées dans la nature. Ces squatteurs n’ont ni eau ni électricité. Certes, on ne doit pas encourager cet acte, c’est-à-dire le squat, mais il faudrait quand-même penser à tous ces enfants en bas âge qui ont besoin d’un minimum de commodités. Finalement, à quand une solution à ce problème ?

Amar Ouramdane

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