Connue depuis toujours pour être un carrefour commercial important aussi bien pour la région de Mâatkas que pour les régions limitrophes, la commune de Souk El-Tenine souffre énormément de l’exiguïté de son chef-lieu, point de convergence de beaucoup de marchands et de nombreux citoyens.
De ce fait résulte une anarchie dans l’organisation générale et dans la circulation automobile. En effet, de nombreux marchands de fruits et légumes et autres marchandises s’y installent et étalent leurs marchandises à même la chaussée et occupent en certains endroits la quasi totalité des allées. Le stationnement à tout va et le non respect du code de la route, créent par moments, notamment aux heures de pointe, des cafouillis indescriptibles et inextricables et des bouchons monstrueux. L a station des fourgons qui desservent la ville de Tizi-Ouzou et les villages alentour ainsi que celle des taxis à destination de Mechtras qui y élisent domicile, compliquent davantage la situation. Traverser cette petite ville est devenu un vrai calvaire pour les nombreux usagers, et quand on sait le flux automobile qui y transite, il est facile d’imaginer les désagréments et tracas que celui qui s’y aventure doit endurer. Klaxons, engueulades, rixes, attentes interminables, sont, par voie de conséquence, le lot quotidien des riverains des lieux. La ville a pourtant connu une sensible «aération» de par la réalisation d’un marché de proximité sur l’assiette qui abritait les locaux du souk-el-fellah de l’époque, où les différents marchands ont été recasés. Un plan de circulation et une meilleure réaffectation des aires de stationnement pour les transporteurs de voyageurs ont été aussi efficacement mis en place. Mais, cela n’a été que de courte de durée, puisque les commerçants ont réinvestis les lieux au mépris de la loi et au su de toutes les autorités. L’actuel P/APC Khermous, consulté à ce propos, se dit très préoccupé par cette situation, mais aussi impuissant. Pour lui, l’organisation de ce chef-lieu est étroitement tributaire de la présence d’un corps de sécurité pour donner toute sa force à la loi et agir. «Depuis mon installation, nous avons adressé des mises en demeure aux indus occupants des espaces publics destinés à la circulation piétonne et automobile, mais en vain. Nous avons beau installer des panneaux de signalisation, l’absence d’un corps de sécurité qui veillerait à leur respect nous pénalise fortement. L’implantation d’une structure de sécurité sur le territoire de la commune est plus qu’une nécessité pour rétablir l’ordre, mais notre voix est restée inaudible auprès des autorités en charge du secteur», nous dira-t-il sur un ton courroucé. Il nous apprendra qu’il a tenté de réaliser une déviation à partir du lieu-dit lvir Lethniyene pour désengorger un tant soit peu le chef-lieu, mais que cela a buté sur des oppositions. «La seule lanterne d’espoir est la réalisation du projet sectoriel prévu pour une voie rapide qui reliera directement la région au chef-lieu de wilaya en évitant le chef-lieu. Mais, cela aussi risque d’être renvoyé aux calendes grecques, au vu de toutes les lenteurs constatées et à l’allure où vont les choses chez nos responsables», soutiendra-t-il, sur un air dépité.
Rabah. A.
