L’incivisme de certains de nos concitoyens ainsi que les moyens limités en personnel et matériel de l’APC d’Aïn El Hammam, concourent à faire de la région une décharge à ciel ouvert. Les quelques ouvriers de la voirie arrivent tout juste à enlever l’essentiel alors que plusieurs recoins de la ville sont devenus de véritables dépotoirs. Leurs efforts pour «ouvrir» la cage d’escaliers de la cité «CNEP/APC» est méritoire alors que les communs sont du ressort des locataires dont certains ont transformé le passage, vers leurs maisons et un peu plus loin vers l’école de garçons, en un véritable dépotoir. Les sachets bondés de détritus se sont accumulés pendant des mois, encombrant les marches d’escaliers qu’on ne pouvait plus franchir. Quelques interventions ont été remarquées également au niveau du marché hebdomadaire où les vendeurs abandonnent cartons et marchandise non vendue à tous les coins. La putréfaction des fruits et légumes avariés exhalent des odeurs qui empestent les alentours et arrivent jusqu’aux appartements des bâtiments mitoyens. La seule volonté ne suffit pas pour arriver à assainir tous les endroits pollués. Les services de la voirie arrivent tout juste à dégager les trottoirs et la chaussée, laissant des amas entiers encombrer certains endroits. Pour éliminer le plus possible de déchets, l’APC a même lancé un appel, il y a une dizaine de jours, à la population à participer à un volontariat, malheureusement peu entendu. Les routes de la commune, nettoyées sporadiquement, sont devenues des lieux où les automobilistes sans aucun scrupule larguent toutes sortes de déchets qui à force de s’amonceler forment des tas difficiles à enlever pour la STP (subdivision des travaux publics) qui, comme l’APC, fait face à une situation nécessitant de gros moyens en hommes et en matériel. Cette carence se fait sentir dans le programme de l’enlèvement des ordures au niveau des villages. Les camions dont les rotations sont limitées à deux par semaine et par village ne peuvent enlever que les ordures qu’on leur jette dans la benne. Les chauffeurs refusent de descendre pour déverser les poubelles, sous prétexte que leur mission consiste à conduire seulement. Ainsi, pour se débarrasser de leurs déchets les habitants sont condamnés à se trouver sur les lieux de stationnement du camion à l’heure indiquée. Les fonctionnaires régis par des horaires stricts se trouvent donc devant un dilemme : Leur choix consiste à rater le boulot ou se débrouiller pour leurs détritus. Il est aussi difficile de garder à la maison des restes de sardine ou autres pendant plusieurs jours, en attendant le passage des camions. Nombreux sont alors ceux qui ne s’embarrassent ni de la protection de l’environnement, ni d’une quelconque autre considération. Le comble de l’incivisme est atteint par des automobilistes qui jettent des détritus par les fenêtres de leurs voitures alors qu’ils se dirigent vers la ville où des poubelles sont installées tout le long des rues.
A.O.T.
