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L’exportation, une utopie ?

En septembre 2014, lors du troisième Salon du raisin, le ministre de l’Agriculture de l’époque, Nouri Abdelouahab, avait déclaré que l’exportation allait commencer au mois qui allait suivre. Quatre ans après, la filière viticole peine à s’organiser pour conquérir le marché mondial, alors que des variétés de qualité sont produites localement, à l’exemple du «Red Globe». Les investisseurs qui ont réussi à mettre leurs produits sur le marché extérieur se comptent sur les doigts d’une seule main. Ils déplorent, cependant, le manque d’accompagnement des institutions étatiques. Pour s’organiser, des viticulteurs ont créé une sorte de fédération d’exportation et tenté de faire introduire le produit national au marché extérieur. L’un d’entre eux, Kamel Ladada, avait réussi à commercialiser son produit dans certains pays africains, donc le Soudan. La variété la mieux indiquée pour l’exportation est sans conteste le Red Globe, qui peut se conserver pendant plusieurs jours. Le technicien agronome que nous avons interrogé dira que les vignes d’Algérie, en général, ont la cote outre-mer, car les raisins locaux ont mûri sous un bon soleil, loin des additifs chimiques qui peuvent provoquer des maladies. Situation de crise économique oblige, l’exportation de raisins ainsi que d’autres produits est plus nécessaires pour faire entrer la devise au pays. Au lendemain de la chute des prix du pétrole, le pays s’est retrouvé dans une obligation de diversifier ses exportations hors hydrocarbures. Et l’agriculture semble le secteur le mieux indiqué pour sortir le pays de la crise.

Y. Z.

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