Dix-sept clubs boudent le championnat

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Malgré l’incertitude qui plane et les conflits entre la LWF Bouira et dix-sept présidents de CSA, le coup d’envoi du championnat de wilaya de football a été donné mercredi dernier, au niveau du CLS de Bouira, avec la distribution d’un jeu d’équipement aux minimes des équipes engagées. L’opération s’est déroulée en présence de deux membres du bureau fédéral, à savoir Amar Bahloul, président de la commission de coordination avec les ligues, et Koussa Messaoud, président de la commission fédérale de l’arbitrage. Le DJS de Bouira, les membres de la LWF Bouira, présidée par Bakiri Nordine, lui aussi membre fédéral et président de la commission Coupe d’Algérie, et plusieurs clubs engagés dans le championnat, dont le DRB Kadiria, le HC Aïn Bessam, la JS Bouaklane, l’O Raffour, l’O Saharidj, y ont été présents. Cela dit, l’absence des 17 clubs ayant décidé de bouder le championnat n’est pas passée inaperçue. Ces derniers, à savoir l’OC Adjiba, l’A Guelta Zerga, le CR Bouderbala, le RC Haïzer, l’UB Mesdour, l’US Auzia, le WR Dirah, le CR Thameur, l’ASC El Hachimia, l’USM Bouira, l’ESJ Taguedit, l’ABR Djebahia, l’A Bordj Okhris, la JS Adjiba, l’IRB Esnam, le W Ath Vouali et la JS Kadiria, sont passés au boycott de l’entame de la compétition en guise de protestation. Ils d’ailleurs tenu une rencontre au niveau de la bibliothèque communale d’El Adjiba pour faire le point sur la situation. Au vu de la tournure des événements et «du refus du président de la Ligue de démettre son SG de son poste, préférant sacrifier 17 clubs qui font la Ligue», ces clubs ont carrément exigé «le départ de l’ensemble des membres de la ligue, à leur tête le président Bakiri». Pour sa part, Amar Bahloul, président de la commission de coordination avec les ligues, tiendra à souligner, en marge de la cérémonie du coup d’envoi du championnat, que «personne n’est au-dessus de la loi et du règlement régissant les ligues et la fédération». Il appellera, dans ce cadre, à plus de communication, estimant que «le championnat a besoin de tous les clubs et non seulement d’une partie». «Il ne s’agit pas seulement, soutient-il, de présidents de clubs. Il faut aussi penser au nombre de jeunes footballeurs derrière. La fédération avait reçu et discuté avec les représentants des clubs contestataires sur le problème, alors que le président de la FAF avait convoqué celui de la Ligue de Bouira, M. Bakiri, qui est aussi membre fédéral. Nous avons répondu à quatre des six points de leur revendication. Il en reste deux, notamment celui concernant la destitution du SG de la Ligue, qui est des prérogatives du président de la Ligue».

«On exige le départ du président de la LFWB»

«Les présidents contestataires ont demandé une commission d’enquête, alors que la commission d’audit de la FAF a, dans son calendrier, programmé Bouira pour le mois de février 2019. S’il existe des preuves incriminant le SG ou toute autre personne, la loi et le règlement seront appliqués avec rigueur», assure t-il. «La fédération, reprend Baloul, a contribué pour le règlement du problème en écoutant les deux parties, mais on a constaté un manque de communication. Le président de la Ligue doit ouvrir les portes du dialogue, seule alternative pour arriver au règlement du problème, sans club, il n’y a point de ligue. La fédération n’a rien à se reprocher et a ouvert toutes ses portes, la preuve, c’est notre présence aujourd’hui à Bouira». «Il faut savoir, poursuit Baloul, que la FAF donne plus d’importance au football amateur, considéré comme étant un véritable réservoir du football professionnel, ca 95% des pratiquants sont amateur». Pour revenir au conflit ligue – présidents de CSA, Baloul espère «que ce n’est un simple nuage qui va se dissiper et que les clubs reviendront à de meilleurs sentiments et s’engageront». Le membre du bureau fédéral a, par ailleurs, tenu à saluer la DJS «pour les efforts consentis pour le développement du sport, en général, et du football, en particulier, ainsi que les autorités de la wilaya, qui prennent en charge les frais d’engagement des clubs». Concernant la nouvelle revendication des présidents de CSA se rapportant au départ du bureau de la ligue et son président Bakiri, Baloul s’est dit «bien étonné» de cette nouvelle exigence : «Il existe des lois et règlements pour faire démettre un ou plusieurs membres, cela m’étonne énormément, ce point n’a pas été évoqué par les présidents contestataires lors de nos précédentes rencontres. Bien qu’il ait été critiqué, le président de la LWFB n’a pas été cité dans leurs doléances. Pourquoi cela n’a pas été évoqué antérieurement ? On considère que ces clubs ne font pas partie de la ligue, puisqu’à ce jour, ils n’y sont pas affiliés. Pour provoquer une AG ou autre chose, les clubs doivent déjà être affiliés à la ligue. Ils ont certes le droit de se réunir et de fournir des revendications, mais, l’AG est souveraine, il y a des lois et des règlements qu’il faudrait respecter. Pour faire démettre quelqu’un de ses fonctions, il faut une cause et surtout des preuves», souligne-t-il. «Aujourd’hui, conclut-il, il faut s’inquiéter du devenir du sport roi et des jeunes et non des ambitions des uns et des autres. La meilleure solution, c’est de faire montre de plus de sagesse. Il y a des étapes à suivre et à respecter, il y aura prochainement une AG (…)». M’hena A.

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