Les aspects neurologiques passés en revue

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En collaboration avec le service de neurochirurgie du CHU de Béjaïa, la faculté de médecine de l’université Abderrahmane Mira organise, depuis avant-hier au campus d’Aboudaou, les 34es journées de neurochirurgie Djilali Rahmouni.

En tout, une dizaine de communications ont été faites dans le cadre des cours de formation pédagogique et une cinquantaine, entre conférences et posters, ont été faites dans le cadre des échanges entre des «sommités» présentes à cette rencontre hautement scientifique et, assurément, bénéfique à l’ensemble de l’assistance. En développant la neurochirurgie mini-invasive, le professeur El Khamlichi, de l’hôpital des spécialités de Rabat (Maroc), dira que «celle-ci est l’un des plus grands aboutissements de la nouvelle ère neurochirurgicale, d’autant plus qu’elle vise à donner plus de résultats positifs». Il avait longuement disserté autour des différentes pratiques chirurgicales pour avoir un maximum de résultats positifs avec l’utilisation d’un minimum de matériels. Son confrère, le professeur Abdennebi, de l’établissement hospitalier spécialisé Zemirli d’Alger, a développé le thème relatif aux perspectives en neurochirurgie. Il a notamment parlé de la prise en charge de certains cas de cancer en neurochirurgie sans recourir au bistouri, lesquels rentrent dans le cadre des thérapies du futur. À titre d’exemple, il y a l’immunothérapie, la thermothérapie et, surtout, la chirurgie assistée avec des moyens d’imagerie. Lui succédant au micro, Dr Mahmoudi de l’hôpital privé de Tizi-Ouzou, a donné une communication sur un autre traitement qui existe depuis quelques mois en Algérie, à savoir la radio-chirurgie, qui est une chirurgie assistée par des moyens d’imagerie. Il n’omettra pas de rappeler que la neurochirurgie est pluridisciplinaire dépendante des autres spécialités telle que l’oncologie, par exemple, dans la prise en charge des cancers cérébraux. Tous les aspects liés à la neurologie chirurgicale ont été passés au microscope par ces spécialistes, qui ont échangé leurs connaissances tout en faisant profiter les résidents venus du pays mais aussi d’Afrique subsaharienne. Les communicants comme les apprenants, notamment les résidents, sont venus, outre des différentes contrées du pays, du Maroc, de la Tunisie, de la Mauritanie, du Mali, de la Guinée et de la Tanzanie. «Cette rencontre a permis d’avoir des connaissances au sujet des nouveautés et pratiques en matière de neurochirurgie et surtout de la pédagogie dans le cadre de la formation post-graduelle en neurochirurgie à l’intention de nos confrères de toute l’Afrique du nord», soulignera le professeur Souheil Tliba, doyen de la faculté de médecine de Béjaïa et chef de service neurochirurgie du CHU de Béjaïa, en sa qualité de président du comité scientifique et d’organisation de ce colloque. Il mettra en exergue la présence des doyens des sociétés médicales du Maghreb, le professeur tunisien Hafedh Jemel, le professeur mauritanien Ould Salihi, le professeur marocain El Khamlichi sans oublier le professeur Souad Bekhti, chef de service à l’établissement hospitalier spécialisé Ait Idir d’Alger et présidente de l’association des neurochirurgiens algériens. Cette rencontre scientifique, dont l’ouverture officielle a été faite en début de soirée du jeudi dernier, durera deux journées, soit jusqu’à aujourd’hui après-midi.

A. Gana

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