Les égyptiens d'Al Ahly, détenteurs du record de victoires en Ligue des champions d'Afrique avec huit succès, tenteront de creuser l'écart ce soir au Caire en demi-finales aller de la C1 face aux Algériens de l'Entente Sétif.
L’autre affiche du dernier carré mettra aux prises les Tunisiens de l’Espérance à un invité surprise en pleine confiance, les Angolais du Primeiro Agosto. Les premiers ont écarté, en quarts, l’Etoile Sahel dans un duel national. Les seconds ont été les bourreaux des Congolais du Tout Puissant Mazembe, quintuple vainqueur de l’épreuve. Des quatre demi-finalistes, le club d’Angola, le deuxième du pays à atteindre ce niveau, est le seul à n’avoir jamais remporté le trophée. L’Espérance et l’Entente Sétif l’ont soulevé deux fois chacun. L’entraîneur serbe Zoran Manojlovic de l’équipe de Luanda y croit dur comme fer comme il s’en est confié à l’AFP: «Nous atteindrons la finale de la Ligue des champions. Mes joueurs sont très humbles et travaillent dur et nous connaissons plus ou moins les forces et les faiblesses de l’Espérance». Champion d’Afrique en 2013, vainqueur de la Coupe de la Confédération en 2014. Et depuis, plus rien. Le géant égyptien ne supporte plus ce « vide » et entend bien faire savoir à tout un chacun qui est le roi de la planète Afrique. L’affaire semblait mal engagée cette saison avec ce début de phase de poules catastrophique, un nul à la maison face à l’Espérance de Tunis, suivi d’une défaite en Ouganda face au Kampala CCA, puis, inéluctablement d’une séparation d’avec l’entraîneur de l’époque Hossam El Badry, les dirigeants ont décidé de bousculer les habitudes. Exit Badry, bienvenue Patrice Carteron. Un Français connu pour avoir mené le Tout Puissant Mazembe de Lubumbashi à la consécration suprême en 2015 après avoir conduit l’équipe du Mali à la troisième place de la CAN 2013. Depuis sa prise de pouvoir, le club cairote a livré six matches, en a remporté cinq et fait une fois match nul. Il a marqué 13 buts et n’en a encaissé que trois. Et toujours avant comme après les matches, les mêmes propos du « french coach ». «Je suis venu ici pour gagner, pour remporter le titre continental. J’ai goûté une fois cette saveur si particulière du titre continental que je n’aspire qu’à une chose, recommencer». Un état d’esprit qui plaît autant aux dirigeants qu’aux supporteurs parmi les plus chauds du continent. Avant de jouer la finale et de la remporter il y a un premier écueil à franchir. Il s’appelle Entente Sportive de Sétif. C’est un club algérien qui a succédé en 2014 à Al Ahly au palmarès de la Ligue des Champions. Une référence. Les Sétifiens cette saison n’ont pas été particulièrement brillants se qualifiant avec huit points pour les quarts de finale sur un total possible de 18. Mais ils viennent de se distinguer pour accéder à la demi-finale en sortant, tout simplement, le tenant du titre, le Wydad de Casablanca. Une victoire à domicile, suivie d’un nul au Maroc, dans une atmosphère très tendue et alors que les locaux avaient multiplié les occasions de faire une différence nette. Les Egyptiens devront redoubler de méfiance s’ils ne veulent pas connaître une nouvelle déconvenue.
R.S.

