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Un cauchemar au quotidien

Implantée aux abords de la RN 05 à la limite frontalière entre la wilaya de Bouira et celle de BBA, à une dizaine de kilomètres à la sortie sud-est du chef-lieu de la daira de M’chedallah, la commune de Taourirt abrite une population dépassant onze mille âmes qui bravent au quotidien le cauchemar de la soif qui les guettent depuis toujours.Si les robinets des foyers des habitants du chef -lieu de la commune sont alimentés en eau potable à raison de deux petites heures, tous les quinze jours, le reste des quartiers est rationné à raison de deux litres par personne quotidiennement à l’aide de l’unique camion-citerne que possède la commune, une réalité amère que les habitants de la région affrontent avec beaucoup d’amertume au moment où des quantités considérables de cette denrée rare, à l’image de celle émanant de la source Noire de M’zarir dans la commune de Saharidj, sont lâchées dans les oueds et autres ravins de la daïra de M’cheddallah.Le premier responsable de la commune, le maire, en l’occurrence, que nous avons questionné sur le sujet lors d’une entrevue, nous a informés que sa demande de branchement de la commune en eau potable à partir de cette source a été rejetée par les services concernés de la wilaya et le motif serait, selon notre interlocuteur, le manque d’eau, ce qui est réellement une équation énigmatique. Cependant, notre interlocuteur nous informe que les services de la wilaya chargés de l’AEP ont opté, lors d’une réunion qui s’est tenue dernièrement en présence du wali de Bouira, pour l’alimentation de cette commune en eau potable à partir des différents forages situés dans la plaine de M’chedellah ainsi que la réalisation de deux autres sur le sol de la commune en attendant leur alimentation à partir du barrage de Semmeh. En attendant que ces promesses se réalisent, les Ath Mansour (habitants de Taourirt) affrontent un cauchemar persistant et cherchent désespérément une solution.

Omar Soualah

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