Si le gaz naturel est arrivé dans tous les villages de la commune, au chef-lieu communal de Frikat, des logements livrés pour certains depuis plus de huit ans sont toujours privés de cette commodité.
à l’approche de l’hiver, les résidents constatent encore que rien n’a été entrepris dans ce sens. «Nous avons fermé déjà l’APC à plusieurs reprises. Nous n’avons eu droit qu’à des promesses», regrette un résident de la cité des vingt quatre logements où on a relevé que quarante unités ne sont pas encore raccordées au gaz naturel. «Chacun jette la balle dans l’autre camp. Quand on nous adresse à l’APC, celle-ci nous renvoie à l’OPGI et quand on s’adresse à ce dernier organisme, celui-ci nous donne d’autres prétextes», s’insurge la voix d’un autre groupe de citoyens venus à notre rencontre. C’est dire que cette problématique a souvent pénalisé les bénéficiaires de logements sociaux et autres. En outre, il nous a été donné de remarquer que les logements RHP livrés depuis près de trois ans en face de l’agence postale ne sont pas, eux, raccordés au réseau électrique. «Nous interpellons encore une fois les autorités à prendre leurs engagements parce qu’au lendemain de notre relogement, on nous a promis que cette commodité ne tarderait pas à arriver. Nous avons trop attendu», dira un résident de la dite cité qui revient sur les branchements chez les voisins. «Nous payons l’électricité plus chère. Quand un voisin vous donne un câble, vous devrez payer au forfait parce que sa facture atteint la quatrième tranche. Et puis, nous souffrons des innombrables chutes de tension», se lamente un autre résident. Devant tous ces manques, les résidents ne trouvent de moyen de sensibiliser sur leur détresse, que de fermer l’APC. «Ce n’est pas par gaieté de cœur qu’on vient fermer l’APC et pénaliser les autres citoyens. Si tout allait bien, il n’y aurait pas ce genre de contestation», nous explique un autre citoyen ayant fait partie du groupe ayant fermé l’APC en août et septembre derniers. Les résidents attendent toujours que les promesses qui leur ont été données soient respectées afin d’améliorer le cadre de vie de toutes ces familles. «En hiver, on a à débourser pour plus de trois bouteilles de gaz par semaine uniquement pour se chauffer. C’est vraiment trop cher d’autant plus que toutes les familles résidentes dans ces logements sont démunies», conclut un dernier intervenant. En attendant que ces commodités leur arrivent, ces résidents doivent prendre encore leur mal en patience.
Amar Ouramdane

