Le tempo pour le renouvellement partiel de la chambre haute du parlement (Sénat), dont les élections sont prévues pour la fin de l’année en cours, a été donné avant-hier par le FLN à partir de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Le Front de libération national a tenu une réunion avec ses cadres et élus au CLS de la wilaya pour les sensibiliser sur l’importance de cette échéance pour le parti, a-t-on appris du nouveau Mohafedh et non moins vice-président de l’APW, Kamel Ougmat. Ce dernier a fait savoir que son parti compte «consolider sa place de leader à l’échelle nationale». Le FLN compte bien, d’après l’élu, mettre tous les moyens de son côté pour arracher une des deux places réservées à la wilaya pour ce rendez-vous. Dans ce sens, il a exprimé la disponibilité du FLN pour contracter des alliances avec toutes les tendances politiques. «Nous engageons des pourparlers avec toutes les tendances pour une éventuelle alliance autour d’un candidat aux sénatoriales», annonce-t-il. Les partis visés par l’appel du Mouhafedh du FLN sont notamment le RND, le MPA et le Taj. Il vise probablement aussi les indépendants. Les élus de l’ex-parti unique ont été avisés pour remettre les dossiers de candidatures avant le 15 du mois en cours. Sachant que le parti, par la voix de son secrétaire général, a annoncé des primaires pour départager les candidats. La course vers le Sénat risque d’être rude et pourrait provoquer des déchirures. C’est ce que redoutent, d’ailleurs, les partis politiques, d’où l’option d’aller vers les primaires, espoir de parer à toute éventualité de fissuration qui peut survenir de mécontentement des non- retenus. Le RCD est proche de cette possibilité d’après une source bien avisée du parti. Le parti aura un seul candidat qui sera choisi par élection. Cela dit, l’option n’est pas encore tranchée et d’ici là tout peut changer», nuance-t-il. Notons que le RCD détient la seconde place en nombre d’élus totalisant 290. Il garde ainsi toutes ses chances pour garder son siège de sénateur et remplacer l’actuel qui parviendra à la fin de son mandat d’ici quelques mois. Plusieurs noms sont évoqués et l’on citera, entre autres, Malik Hessas élu APW, Rachid Hami élu APW, Acharfouche Mohand aussi élu à l’APW. De même pour le FFS qui, lui aussi, va tenter de préserver son siège. Avec ses 294 élus, en théorie cela reste possible. Néanmoins, il faudrait que la formation du feu Hocine Ait Ahmed parvienne à présenter un candidat consensuel. Une tâche qui semble «difficile» compte tenu des conflits au sein du parti. Le parti, d’après des sources concordantes, est, lui aussi, tenté par l’organisation des primaires contre ses traditions où il ne présentait, jadis, que le candidat désigné. Le débat est engagé au sein de la direction du parti, apprend-on. En attendant de trancher, plusieurs noms circulent, à l’instar de l’actuel président de l’APW Youcef Aouchiche, son vice président Rabah Menaoum, le président de la commission sociale Smail Ben Hamna, en plus de Nabila Smaïl élue à l’APW et le P/APC d’Ait Bouadou, Mouloudj Mouloud. L’invité surprise dans cette course, qui se présentera en candidat libre, n’est autre que le maire de Tizi-Ouzou, Ouahab Aït Menguellet. Ce dernier ne cache pas son ambition. Un personnage très estimé de tous, mais surtout galvaudé par son retentissant succès aux élections municipales de 2017, durant lesquelles il raflé la majorité absolue à l’APC. Aït Menguellet pourrait bénéficier du soutien des élus RND. Une candidature qui, si elle venait à être confirmée, va sans doute compliquer la tâche aux autres partis politiques qui aspirent à rafler au moins un siège.
Kamela Haddoum.

