Les travaux de restauration de la stèle commémorative des chahids Ali Bennour et Oukil Ramdane ont été confiés à une entreprise, pour un coût de 130 millions de centimes. A quelques semaines de la célébration du 64e anniversaire du déclenchement de la glorieuse guerre de libération nationale du premier novembre 1954, le président de la Kasma des Moudjahidine accompagné du service technique de l’APC, a fait une visite aux carrés des martyrs et des stèles de la commune en cours de rénovation. «Nous nous sommes rendus aux carrés des martyrs de Maâmar, de Henia, de Bezazoua et à la stèle commandant Ali Bennour-Oukil Ramdane sise au lieu-dit Ighzer N’Souk afin d’évaluer les travaux et préparer le recueillement au niveau des ces lieux», nous confiera M. Ali Iabadène, président de la dite Kasma. Et d’ajouter que «pour la stèle de Henia, il ne reste que la pose de la liste nominative et celles de Maâmar et de Bezazoua sont achevées. » Concernant la stèle Commandant Ali Bennour-Oukil Ramdane, il dira: «L’entreprise est retenue. Son enveloppe est de 130 millions de centimes. D’après l’étude, la clôture sera démolie afin de refaire toute la plateforme avant de poser le dallage. En tout cas, les travaux seront lancés incessamment. » A rappeler que le commandant Ali Bennour et son infirmier Oukil Ramdane, capturés vivants à Iâllalen vers le 18 octobre 1959, furent torturés à mort avant d’être exécutés dans la nuit du 20 au 21 octobre et jetés au lieu-dit L’ghar Bouarouyène sur les abords de la RN 25 à l’entrée du village Maâmar. Le président de la Kasma des Moudjahidine insistera sur la stèle du premier novembre du centre ville, démolie par un camion en mars 2007. «Pour cette stèle, je n’ai pas cessé de demander sa reconstruction. C’est un lieu qu’il faudra signaler avec une stèle digne de ce nom, parce que, c’était à partir de ce point que les premiers novembristes tirèrent sur la brigade de gendarmerie dans la nuit du 31 octobre au premier novembre 1954. J’ai même le jugement qui a condamné le chauffeur à payer les dommages», nous expliquera-t-il. Dans son intervention, il signalera que même la stèle en contre bas du stade communal « Chahid Mohamed Boumaghar » doit être aussi prise en charge. Au sujet du monument sis dans l’enceinte du jardin jouxtant le siège de la sûreté de la daïra, M. Ali Iabadène nous informera qu’en attendant que les noms des 267 martyrs soient gravés sur une plaque en marbre, et parce que les travaux du jardin sont toujours en cours, il imprimera leurs noms sur une grande pancarte qu’il affichera sur la stèle. Notre interlocuteur rappellera que durant ces deux dernières années, pas moins de dix établissements publics (écoles, salles de soins, foyers pour jeunes) ont été déjà baptisés. «Nous avons des centaines de ruelles, de places publiques et lotissements à baptiser dans les prochains mois, dès que toutes les listes seront prêtes», conclura le premier responsable des Moudjahidine dans cette commune.
Amar Ouramdane
