Le phénomène de dégradation des biens publics n’est pas propre à une localité. Ce fléau qui n’est pas, non plus, né ces derniers temps, ne trouve apparemment pas son épilogue, pour épargner tout ce qui est utilisé par le commun des citoyens. Il s’agit essentiellement du mobilier et autres équipements publics qui se trouvent à chaque fois en proie à la détérioration et au saccage. Des actes de vandalisme sont enregistrés presque chaque jour dans les différentes localités relevant de la vallée du Sahel pour ne citer que cette région de la wilaya de Bouira, même si ce phénomène touche tout ce département et le du pays en général. Pour s’en apercevoir il suffit d’arpenter les rues de différentes villes et villages de cette région pour le constater de visu par des lampadaires brisés, des candélabres « étêtés », inclinés ou carrément arrachés. La plupart du temps, c’est l’éclairage public qui est « attaqué » par une horde d’individus sans loi ni foi, pour qui le bien public n’est bon que pour la casse. «Je me demande pourquoi détruire un éclairage ou un banc public et quel est l’intérêt à le faire ? Ces personnes sont dénuées de tout civisme et méritent d’être rappelées à l’ordre de la façon la plus sévère pour l’exemple et pour dissuasion», préconise un habitant de la région. Dans les cités et les rues principales par exemple, les bancs, l’éclairage public, les abribus, les toilettes publiques, les fontaines, les jardins publics, les plaques de signalisation, les feux tricolores et bien d’autres équipements et autres mobiliers urbains subissent la furie d’écervelés vandales qui font honte aux localités qui les abritent. Qu’y-a-il de plus dégradant et de plus ignoble que de détruire des biens qui pourtant sont édifiés pour nous. L’autorité publique et le citoyen devraient unir leurs efforts et leurs forces pour dire halte à ces actes de sauvagerie qui coûtent cher au trésor public et pénalisent le bon citoyen.
Y. S.
