Réagissant à la mobilisation citoyenne pour la fermeture de la décharge sauvage d’Aokas, la section du FFS de Béjaïa a publié un communiqué dans lequel elle appelle tous les élus, notamment le président de l’APW, à soutenir les actions citoyennes et à prendre en charge leurs revendications.
La haute vallée de la Soummam a été paralysée hier et avant-hier suite au débrayage des transporteurs intervenant sur les cinq lignes qui relient Akbou aux différentes localités limitrophes, à savoir Tazmalt, Ighil Ali, Boudjelil et Aït R’zine. En conséquence, plusieurs personnes se sont retrouvées bloquées dans les différentes stations de bus. «Je suis ici depuis deux heures, mais aucun bus n’est disponible», a regretté, hier, Amine un fonctionnaire de Tazmalt qui travaille à Akbou. Il est important de signaler qu’aucun service minimum n’a été garanti, hier et avant-hier, pour assurer la navette. Ce qui a suscité colère et indignation des citoyens. Cette action intervient pour mettre fin, selon Kamel Ichaâlalène, coordinateur syndical affilié à l’UGCAA (Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens) «à l’anarchie qui règne dans les arrêts facultatifs inter-willayas, ce qui pose d’énormes problèmes pour les transporteurs locaux». Il s’agit, en fait, «d’une guerre entre les stations inter-willayas et communales». Les contestataires appellent la tutelle à «séparer ces stations de sorte à distinguer et respecter le facteur de distance». En parallèle, une réunion de longues heures a eu lieu, hier matin, au niveau de la daïra de Tazmalt. Y ont pris part les deux chefs de sous-préfecture de Tazmalt et d’Ighil Ali et leurs deux maires, les services de sécurité, représentés par le chef de brigade de la Gendarmerie et le commissaire de Tazmalt, le directeur des transports de Béjaïa et un représentant de la même direction de Bouira. Les représentants «dialoguistes» ont obtenu gain de cause. «Il a été convenu de réglementer ces stations», affirme notre source. Néanmoins, certains représentants de transporteurs ont dû quitter la réunion en protestation aux mesures prises. «Il s’agit, selon nos sources, de transporteurs inter-willayas, en majorité issus de la willaya de Bouira, qui ne sont pas visiblement satisfaits de ce nouveau ‘’découpage’’. Par riposte, ils ont fermé la RN26 aux environs de midi au lieu-dit ‘’Route d’Ath Mellikèche». Notons que la route a été vite libérée par des éléments de la Gendarmerie nationale.
Menad Chalal
