Éducation – L’Unpef annonce un 25 octobre de manifestations – Des rassemblements devant les DE

Après le Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (CELA), qui a brandi la menace d’une journée de protestation, c’est au tour de l’Unpef de rejoindre la grogne.

En effet, les différentes commissions affiliées à l’union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (conseillers de l’éducation, adjoints de l’éducation, économes, corps communs, laborantins, ouvriers professionnels et agents de sécurité et de prévention…) ont décidé de réinvestir le terrain de la protesta afin d’exiger la prise en charge de leurs revendications. «Les différentes commissions en question ont décidé en effet, d’observer des rassemblements de protestation devant les directions de l’éducation nationale le 25 octobre prochain», lit-on dans un communiqué rendu public. Cette décision, faut-il le rappeler a été entérinée lors d’une réunion tenue le 8 octobre dernier au niveau du siège national de l’Unpef. Toutefois, les commissions en question appellent à la réouverture des négociations sur le statut particulier 08/315 des travailleurs de l’éducation nationale, tous corps confondus, ajoute ce syndicat dans le même document. Cette organisation syndicale a réitéré son attachement à sa plate-forme de revendications, dont l’amélioration des conditions de travail et le changement du statut particulier des travailleurs du secteur. Il exige également un audit de la CNR, ainsi que la mise en place d’un système de formation continue pour les enseignants par l’ouverture d’instituts spécialisés. Ces commissions réclament «l’annulation des articles 19 et 22 du statut général de la Fonction publique, la révision à la hausse de la prime de rendement des corps communs à 40% au lieu de 30%». Ils exigent également l’intégration effective des laborantins dans le secteur de l’Éducation nationale, la promotion systématique des corps communs et la création d’une prime spéciale pour les ouvriers professionnels. Cette frange de travailleurs dénonce également «l’injustice et la discrimination dans la perception des primes de rendement».

L. O. CH