La maison de jeunes de Semaoun, implantée à hauteur du chef-lieu de la commune, est fermée depuis 2016, année de la livraison du projet. Il y a quelques mois, apprend-on, la structure a été inaugurée dans l’optique de son ouverture. Hélas, il n’en est toujours rien, au grand dam de la masse juvénile de la localité, pour laquelle cet équipement devait profiter. Les responsables de la municipalité, avec lesquels nous avons pris attache, expliquent cette situation par l’absence de certains aménagements, dont il est, selon eux, nécessaire de s’occuper au préalable. «La bâtisse est dépourvue d’un accès praticable et commode, tout comme elle n’est pas encore raccordée au réseau d’évacuation des eaux usées», fait savoir un élu à l’APC, assurant que l’exécutif communal se penchera sous peu sur ce dossier. «Nous allons examiner ce projet sous toutes les coutures et étudier la possibilité de sa prise en charge, sur les PCD, le budget de wilaya ou encore le fonds de solidarité des communes. Une chose est sûre, il est hors de question de faire perdurer le statu quo», déclare-t-il. De s’être montés le bourrichon, les jeunes de la localité en viennent, confessent-ils, à désespérer de pouvoir jouir un jour de cette structure publique. «À force de déception, nous avons cessé de croire au miracle. Cela fait tant d’années que l’édifice est là mais reste toujours un lieu fantôme», lâche, désappointé, un jeune universitaire. «On a cru tenir cette maison de jeunes, une opportunité inouïe pour nous réveiller de la léthargie. C’est sidérant d’assister à l’exact contraire de ce à quoi on a aspiré», ajoute, désillusionné, un jeune de Semaoun.
N. M.
