Lors de sa visite à Ouled Aissi, le wali a constaté avec amertume que le projet du chemin de fer a été bloqué par le problème que pose les 30 familles résidant dans le bidonville de Tazmalt El Kaf, lequel se trouve sur l’axe de cette nouvelle ligne ferroviaire. En plus de Tazmalt El Kaf, on a recensé 4 autres sites de bidonvilles à Tizi Ouzou, 70 familles dans celui de la cité Boumar Belkacem de la carrière, 64 à Rehahlia, 150 familles à Mokadem, 26 familles à base Pascal et 13 familles près du Croissant-rouge. Le wali a décidé d’éradiquer ces « toubibes ». Comme solution de relogement provisoire, on a proposé les 8 poulaillers de Tala Atmane ainsi que les locaux de l’ex-ERHTO de cette localité et la Maison des enseignants de Fatma N’Soumeur, à Tizi Ouzou. Ces deux locaux seront aménagés et permettront à ces familles d’y résider provisoirement en attendant de leur attribuer des logements décents, comme a tenu à le déclarer le wali de Tizi Ouzou. Cela a laissé dire à un responsable, à Tizi Ouzou, que ces bidonvilles seront bientôt fortifiés, et le nombre de famille sera de plus en plus supérieur aux chiffres recensés. Cela s’est avéré juste avec la remarque. On a constaté l’arrivée périodique de nouvelles familles nomades qui se sont installés sur le lit de l’Oued Sébaou, sous des tentes de misère. Pour beaucoup d’autres, cela relève du scénario vieux et classique, qui consiste à jouer le malheureux et gagner un logement comme « bonne affaire », laisse penser un citoyen à ce sujet.
M. H.