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Ruée sur les habits chauds

Il fait frais ces jours-ci ! Les citoyens renouent avec les vêtements chauds pour se prémunir du froid qui commence à s’installer peu à peu ! Ainsi, vestes, manteaux, pulls et autres vêtements chauds refont leur apparition, portés par des citoyens sensibles aux prémices du froid avec l’instabilité que connaît la météo, ces derniers temps, induisant des chutes impromptues des températures qui deviennent surtout la nuit et au matin très fraîches. Le marché hebdomadaire de Tazmalt, jeudi dernier, renseigne à plus d’un titre sur cette situation de « revirement » vestimentaire des citoyens ! Dans le compartiment appelé communément « trabendo », où se vendent les habits d’importation, l’on ne se bousculait pas sur les étals pour s’acheter de quoi faire face au froid, car les prix étaient pour la plupart hors de portée des chalands. Même si les jeunes notamment aiment s’offrir des «fringues» coûtant les yeux de la tête, il n’en demeure pas moins que ces habits venus de Turquie, de Chine et de bien d’autres pays, commencent à perdre la cote à cause de leur prix de plus en plus exorbitant. En revanche, au niveau du même marché hebdomadaire on préfère se rabattre sur la fripe pour tenter de dénicher des vêtements d’occasion qui siéraient au pouvoir d’achat de plus en plus mis en difficulté. De leur côté, les marchands des vieilles nippes se frottent les mains en voyant des « contingents » de clients prendre d’assaut leur étals à la recherche d’une bonne « affaire » ! Néanmoins, là les clients déchantent rapidement, car les vendeurs de la fripe ne leur font plus de cadeaux aussi. Les prix, quoique sensiblement plus bas que ceux des habits neufs d’importation, sont relativement chers aux yeux des petites et moyennes bourses! Les vestes d’occasion oscillent entre 1600 et 3200 DA l’unité. Les pulls, quant à eux, coûtent entre 750 et 850 DA. «A vrai dire, la marge entre les vêtements neufs et ceux de la fripe se serre de plus en plus ces derniers temps, à telle enseigne que le vêtement d’occasion se vend presque au même prix que le neuf, car le perceptible engouement des citoyens ne passe pas inaperçu pour les vendeurs de fripe», dit un client accosté devant l’étal d’un de ces vendeurs.

Syphax Y.

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