RAFFOUR – Les 52 logements LPL livrés au vandalisme – La colère des bénéficiaires

Un groupe de bénéficiaires des 52 logements promotionnels locatifs de Raffour, dans la commune de M’chedallah, rencontrés vendredi dernier, nous ont fait part de leur colère à propos de ces logements de type LPL. Des logements livrés depuis 2014 selon nos interlocuteurs mais qui n’ont toujours pas été attribués. Il s’agit selon nos interlocuteurs de contraintes d’ordre administratif qui empêchent la remise des clés aux souscripteurs qui nous ont fait visiter les lieux. Sur place, il est aisé de constater que des cas de vandalisme ont été perpétrés par des délinquants qui ont pratiqué des brèches dans les murs à coups de marteaux pour pénétrer à l’intérieur des logements du premier étage et des hangars du rez-de-chaussée pour s’adonner à des « beuveries », comme en témoignent les amoncellements d’emballage de toutes sortes de boissons alcoolisées. «Ces logements sont laissés sans gardiennage et le résultat est là et il est plus que révoltant. Parmi les souscripteurs, il y a ceux qui exhibent des attestations de versements effectués le 24/12/ 2017, le cahier des charges établi et signé le 28/12/2017 sans que les décisions d’attribution ne leurs soient remises à ce jour. En plus des sérieuses dégradations qu’ont subies ces logements, ils sont transformés en lieux de nuisances nocturnes qui dérangent les voisins qui ne savent plus à quelle autorité s’adresser pour y mettre fin. Notons que l’infrastructure est située en périphérie Est de Raffour et elle mitoyenne d’un des plus populeux quartiers résidentiels de la localité. La cité est composée de six (6) blocs réalisés en R+4 et R+5 et que plusieurs locaux du rez-de-chaussée sont sans portes ni barreaudage. Ces locaux sont transformés en véritable dépotoirs. Les postulants se disent prêt à signer des engagements notariaux pour prendre possession de leur logement qui se dégradent à vue d’œil en attendant la régularisation du dossier administratif. Mais en attendant cette régularisation, les responsables locaux doivent affecter des agents de sécurité pour veiller sur ces logements et éviter leur dégradation.

Oulaid Soualah