La campagne de cueillette des olives, qui s’annonçait bonne cette année, ne tardera pas à être lancée dans les différentes localités situées dans la région de la vallée du Sahel. En effet, les propriétaires des oliveraies au niveau de cette région charnière s’apprêtent à renouer avec la récolte des olives en scrutant de près l’état de leurs oliviers, qui, faut-il le souligner, ont bien fructifié pour la plupart, ce qui devrait préluder d’une excellente récolte cette année. Néanmoins, les oléiculteurs de la région sont stoppés net dans leur ardeur avec l’apparition des oiseaux migrateurs et des larves de la mouche de l’olive, au nom scientifique de Dacus Olea. En effet, ces mouches ont carrément infesté les olives en creusant des trous et des galeries dans la pulpe de ce fruit oléagineux. Triste constat fait, ces derniers jours, où des oliviers, que ce soit dans les communes de Chorfa, Ath Mansour ou M’chedallah pour ne citer que celles-ci, ont fait les « frais » de ces larves voraces qui dévorent les olives de façon ahurissante, en provoquant leur avarie et chute prématurée. «Nous sommes devant un problème auquel on ne peut malheureusement rien faire. Les vers de la mouche de l’olive ont investi nos oliviers, et cela est visible sur les olives qui donnent l’aspect de fruits secs et troués, car la pulpe a été complètement dévorée. Avec l’excellente fructification des oliviers cette année, les mouches s’en sont données à cœur joie en injectant leur œufs dans les fruits pour voir plus tard apparaître les larves destructrices», constate amèrement le propriétaire d’une oliveraie sise à Taourirt dans la commune d’Ath Mansour, où cet insecte s’est manifesté depuis le mois de septembre dernier, sans que cela ne donne l’alerte aux services agricoles. Ce n’est malheureusement pas le seul et unique péril auquel sont confrontés les propriétaires des oliveraies au niveau de cette région, d’autres guettent encore les récoltes et qui commencent d’ores et déjà à se manifester. Il s’agit des étourneaux qui affectionnent par dessus tout, les olives. D’ores et déjà ces oiseaux migrateurs ont fait leur apparition, même si de façon timide, dans la région. De petits essaims d’étourneaux survolent depuis quelques jours déjà le ciel de la région. Avec l’excellente fructification des oliviers, il est fort à parier que cette année les oléiculteurs seront confrontés à ces passereaux qui dévorent toutes les récoltes sur leur passage. «Nous ne sommes vraiment pas gâtés cette fois-ci. D’abord, il y a les larves de la mouche de l’olive qui ont attaqué nos récoltes, et puis les grives et les étourneaux qui se font de plus en plus menaçants. Nous ne savons plus à quel saint nous vouer», dit avec un brin de désespoir un paysan de Chorfa.
Y. S.
