L’agriculture un secteur moins attractif

Faire renaître l’activité agricole de ses cendres dans la région de Chemini est l’une des alternatives qui s’impose dans cette région montagneuse où l’activité industrielle est quasi inexistante alors que la région possède des potentialités dans le domaines de l’aviculture, l’apiculture et l’oléiculture et l’élevage de bétail, des domaines que les jeunes doivent investir dans ces contrées inaccessibles. Néanmoins, l’agriculture est le secteur le moins attractif pour les jeunes. En effet, une virée sur les lieux en cette saison printanière, nous renseigne sur l’état des terres qui sont à l’abandons et rares sont ceux qui cultivent leur terres même pour leur auto-consommation, et si c’est le cas, ce sont les vieux qui ont toujours cette nostalgie d’antan et qui continue de s’attacher à leurs terres. Et pourtant, le plan de développement rural est lancé et des facilités sont accordées à ceux qui veulent investir dans l’agriculture de montagne. C’est ce qu’avancent les services agricoles car, chiffres à l’appui, ce programme n’a pas eu les résultats escomptés pour différentes raisons. A titre d’exemple, dans la commune de Souk Oufella, malgré sa vocation agricole (Takrietz située sur les rives de la Vallée de la Soummam), l’investissement dans ce domaine n’a pas rebondi, car dans le cadre du programme FNDRA et depuis l’an 2000 seulement, 90 bénéficiaires ont été recensés (2 dans l’hydraulique agricole, 57 oléiculture, 3 arboriculture, 8 aviculture et 20 dans l’apiculture). Le constat sur le terrain est autre que celui démontré par les chiffres et selon un représentant de l’agriculture rares sont ceux qui ont réussi à mener leurs projets à terme. Ceux qui ont tenté leurs chance, rencontrent plusieurs obstacles tel que la cherté de la nourriture pour les éleveurs, ainsi que la commercialisation de leurs produits, et l’inexistence des pistes agricole susceptible de leurs faciliter le travail. A cela s’ajoute la menace de la grippe aviaire qui a freiné les aviculteurs, dans cette région ou cette activité est l’une des plus prisée par les jeunes investisseurs, un autre phénomène aussi qui a pris de l’ampleur ces dernières années, c’est la recrudescence des vols de bétail, lesquels constituent une vraie menace sur les biens des éleveurs. En outre, certaines conditions imposées pour chaque activité sont mal acceptées par les agriculteurs. Ainsi pour l’acquisition de matériels agricoles pour éleveurs ovins, il faut posséder au minimum 100 têtes. Le problème de la non-possession des actes administratifs par les propriétaires des terres est un phénomène répandu dans les zones rurales, ce qui les empêchent de bénéficier de l’aide sachant que beaucoup de terres sont dans l’indivision.

K. Rili