Un nouvel appel d'offres lancé

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Le projet des 130 logements rentrant dans le cadre de l'ex- formule LSP à Bouira, devrait redémarrer dans les prochaines semaines après des années d'atermoiements.

Selon le directeur local de l’AADL de Bouira, Siad Belkacemi, lequel est en charge du dossier, son agence a lancé un nouvel appel d’offre le 3 octobre en vue de relancer ledit chantier. «Sept sociétés ont retiré le cahier de charges», a-t-on appris auprès du directeur de l’AADL de Bouira qui se dit optimiste quant à l’issue de ce nouveau marché. En dépit de ces assurances, certains souscripteurs n’accordent que peu de crédit à ses déclarations. «La direction de l’agence AADL de Bouira nous a fait tellement de promesses qui ne se sont pas concrétisées que nous avons perdu toute confiance», a déclaré un souscripteur. D’après Trad Tarek, membre du bureau exécutif de l’association qui suit ce projet, cet appel d’offre n’est rien d’autre qu’une manière administrative pour gagner du temps. «On est au 6ème appel d’offre, soit ça sera infructueux, soit c’est une société non qualifiée qui va prendre le marché. Dans tout les cas, le projet restera bloqué», confie notre interlocuteur. Pour ce dernier, «c’est l’AADL qui est derrière ces blocages». «Je ne comprends pas pourquoi l’AADL fait tout pour bloquer notre projet. Ils ont même bloqué le transfert de notre dossier à l’agence foncière, bloquant ainsi une directive du ministre», indique-t-il. De son côté, le directeur de l’agence AADL de Bouira voit que le blocage dépasse son agence : «Nous avions tout préparé pour le transfert du dossier mais le blocage était ailleurs». Le même responsable estime que cette fois-ci ça devrait marcher : «Nous avons suivi le code du marché et vu les conditions fixées, je suis très optimiste». Il est utile de souligner que ces familles qui se sont organisées en une association, ont interpellé tous les responsables locaux pour comprendre pourquoi leur projet rencontre tant de difficultés et de blocages, mais en vain. Même après les instructions données par le ministre de l’Habitat, lors de sa visite en décembre dernier dans la wilaya, pour relancer le projet en décidant son transfert de l’AADL à l’agence foncière, il n’en est rien. Pis encore, les souscripteurs avouent que personne ne répond aux courriers de l’association : «Nos interpellations sont restées lettres mortes. Les responsables locaux continuent d’ignorer les instructions du ministre de l’Habitat sinon comment expliquer le blocage du transfert», a déclaré un membre du bureau exécutif. Il faut rappeler que ce projet a été lancé en 2003 après un accord signé entre la direction de l’éducation et l’agence AADL, pour la réalisation de 130 logements de type LSP. Le premier choix de terrain a été fait au niveau d’Erich puis il a été délocalisé et implanté à proximité du siège de la direction de l’éducation. Les travaux n’ont été lancés qu’en 2007, et c’est là que la galère des 130 souscripteurs a commencé. A l’époque, l’entreprise désignée n’avait aucune qualification et a dû abandonner le projet quelques mois après sans aucune explication. Ces dix dernières années, l’agence AADL n’a pas réussi à trouver une autre entreprise pour reprendre les travaux. Il est à rappeler aussi que les souscripteurs se sont acquittés de 1 600 000 DA : une tranche de 400 000 DA, plus l’aide de la caisse nationale du logement (CNL) estimée à 700 000 DA et le montant de 500 000 DA versé par le FNPOS.

Mazigh S.

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