Illiten est un village de haute montagne situé au nord de la commune de Saharidj. Ce village se trouve en proie au sous-développement. Blotti sur l’un des flancs des contreforts méridionaux de la chaîne montagneuse du Djurdjura, le patelin se trouve confronté à une myriade de problèmes qui font que la vie de tous les jours ne soit pas du tout rose pour les quelque 3 000 habitants composant cette localité, à l’instar des villages perchés à des altitudes assez élevées, Illiten souffre de l’isolement et de l’enclavement. Le transport de voyageurs n’y est pas assuré, réduisant les non-véhiculés à l’auto-stop pour les différents déplacements. Alors que l’hiver se profile avec son lot de désagréments, les villageois, même stoïques et patients qu’ils sont, appréhendent cette saison pour ses multiples tracasseries comme le blocage des routes par les neiges, le froid sibérien qui y règne à pareille saison et le manque de gaz butane. Ce dernier n’est pas disponible dans tout village, car une partie des foyers est raccordée au gaz de ville. Ce qui contraint les habitants à se déplacer jusqu’à M’chedallah ou Chorfa pour se procurer des bonbonnes de gaz butane en payant les frais de transport. Le bois de chauffe et le grignon sont même utilisés dans ces contrées comme pis-aller. Pour sa part, le gaz naturel n’est pas encore établi dans certains quartiers de cette contrée perchée, et le projet de raccordement piétine toujours, nous apprennent les villageois. L’aménagement urbain enregistre aussi des carences, et ce sont les accès de ce village qui donnent du souci aux villageois. En effet, les ruelles sont dans un état d’impraticabilité, et les choses se corsent davantage à la tombée de la pluie, où celles-ci se transforment en bourbiers inextricables. L’éclairage public, même s’il est disponible, enregistre aussi des insuffisances à certains endroits isolés surtout. Illiten, à l’instar des autres villages de la commune de Saharidj, tels que Aggache, Imezdourar, Ivelvaren, Ath Ali Outhmim, et bien d’autres, aspire à sortir de l’ornière pour amorcer le développement tant souhaité.
Y. S.
