L’herbe comestible au secours des ménages

La précarité sociale, aggravée par la persistante flambée des prix des fruits et légumes s’est sensiblement répercutée sur la nature des repas de l’écrasante majorité de la population de la commune. C’est ainsi que la pomme de terre qui a atteint le seuil de 50 dinars, voire même 60 dinars et qui est désormais hors de portée des ménages est remplacée par l’herbe mangeable. En effet, tôt le matin, des femmes, des enfants et même des hommes prennent d’assaut les champs situés à la périphérie du centre urbain de la commune de Saharidj à la recherche de quoi alimenter les marmites et calmer la faim qui colle au ventre et ainsi, tout ce qui est comestible y passe, même les fèves encore immatures n’échappent pas, en passant par les brindilles d’oignons à peine sorties du sol. « Qu’on raconte ce qu’on veut, une chose est sûre, ce n’est pas par plaisir ni par désir de varier leur pitance quotidienne que ces citoyens épluchent chaque matin les champs, mais par nécessité absolue », nous dira un vieillard de la localité. Notons avec insistance que le niveau de vie des populations des zones rurales continue à régresser dangereusement.

Omar Soualah