Le suicide peut avoir une raison lorsque tout espoir aurait disparu. L’auto-meurtre, c’est connu, c’est vieux comme le monde, le hic est d’en maitriser les mécanismes. Savoir comment on en arrive à ce stade est la question qui demeure posée, une question à laquelle on n’est pas arrivés à trouver une réponse. Ce qui permet de trouver une raison à ce phénomène, n’est pas naturel, tout comme se mettre une corde autour du cou, s’empoisonner, se tirer une balle ou se jeter à l’eau pour en finir avec la vie. La détresse des candidats potentiels au suicide ; perdre un examen, rater un emploi, une déception quelconque, amoureuse, affective et autres, sont autant de motivations qui mènent à la mutilation radicale. Y’a-t-il des effets avant-coureur, une alerte? Les psychiatres, les psychologues n’ont pas de réponse, à cet égard. Seul le suicidé a la réponse, mais il n’est plus là pour la fournir, il est parti dans un monde où l’on n’entendra plus rien de sa part. Nul mot, nulle justification, nul motif, il s’est tué dans le silence. On peut dire que les Wilayas de Tizi-Ouzou et de Béjaïa battent le record des suicidés en Algérie, mais toutes les wilayas ne sont pas épargnées par ce phénomène morbide. Quelle raison mène à la solution finale, le suicidé, qu’il soit de Tizi-Ouzou, ou de n’importe-où ailleurs? On se suicide qu’on soit riche ou pauvre, tranquille ou agité, bien portant ou malade. Il n’y a pas de barrières sociales, pas d’état de santé, ni d’âge pour se suicider. Donc on se suicide à n’importe quel âge, quel que soit le sexe, quelle que soit la richesse ou la pauvreté, autrement dit, le suicide implique la volonté, le désir d’en finir avec la vie qu’elle soit belle ou terne. Une cellule d’écoute pour parer à ce phénomène n’a pas réussi à sauver des suicidaires, sinon on l’aurait su. Toutes les 12 heures, un algérien se suicide, selon des statistiques d’une psychologue de l’université de Tizi-Ouzou, mais comme il s’agit d’un sujet tabou, cette statistique souffre d’inexactitude, ou d’approximation. Dans tout cela, on ne saura jamais rien de la pulsion qui pousse le jeune ou le vieux au suicide.
S. Ait Hamouda
