Les 78 locaux réalisés dans le cadre du programme de 2005, du président de la république et implantés sur deux sites au niveau du chef-lieu de la commune de Souk-el-Khemis, ne sont toujours pas opérationnels, quoique totalement achevés et dotés de tous les moyens nécessaires, et raccordés aux multiples réseaux d’assainissement, d’électricité et de l’eau potable. Beaucoup de jeunes, porteurs de projets acquis dans le cadre des dispositifs ANSEJ, CNAC, ou ceux exerçant des métiers artisanaux ou commerciaux, postulants à l’acquisition de ces espaces, se disent dans une situation d’incompréhension sur la non attribution des ces derniers alors que leurs démarches datent de plusieurs années. «Nous avons été reçus par les élus et par le chef de daïra qui nous ont promis une réponse rapide, mais, à nos jours, rien n’est venu de leur part. Nous nous demandons pourquoi cette non distribution, alors que ces locaux sont achevés depuis 2013. Il est utile que le Président sache que ce projet destiné aux jeunes de chaque commune n’a pas abouti», nous dit un prétendant, membre du collectif des demandeurs. Entamés en 2009, ces locaux qui ont été achevés en 2013, n’ont servi, pour l’heure, qu’à la domiciliation du comité local du croissant rouge, d’un bureau de l’algérienne des eaux et d’un autre pour les services de l’agriculture. Leur situation, en plein chef-lieu de la commune et de la daïra, constitue pourtant un atout majeur pour toute activité commerciale ou artisanale. Très fréquentés par les citoyens qui sont une clientèle potentielle importante, ce lieu est une aubaine pour ces jeunes et pour les autorités, d’une part, pour juguler un tant soit peu le chômage localement, d’autre part, renflouer quelque peu les caisses de la municipalité. Mais les lenteurs et les reports répétés de leur attribution contrarient de plus en plus les jeunes désireux d’y implanter leurs entreprises ou commerces. Ces derniers n’arrivent pas à donner d’explication rationnelle à cet état, eux qui vont jusqu’à soupçonner des «desseins malveillants». Consulté à ce sujet, le chef de daïra nous précise que la validation s’est faite par une commission de validation au niveau de la wilaya et que, l’opération est juste tributaire de la procédure administrative, en cours à l’APC.
R. A.
