Un pont transformé en décharge

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La pollution de l’environnement a atteint des proportions alarmantes dans la localité d’Ath Mansour, située à 46 kms du chef-lieu de la wilaya de Bouira. En effet, des dépotoirs sauvages ont vu le jour ici et là dénotant de l’incivisme qui va crescendo. S’il y a bien un endroit tristement connu pour servir de décharge sauvage, il s’agit bel et bien du pont de l’oued Amarigh, situé à la sortie nord-est d’Ath Mansour, à 2 kms de Tihemamine, lequel fait la jonction entre les wilayas de Bouira et Béjaïa. Ainsi donc, au fond de cet ouvrage d’art, qui relie les CW42 A dans la wilaya de Béjaïa et le CW12 dans la wilaya de Bouira, existe un énorme dépotoir d’une superficie de plusieurs centaines de mètres carrés où s’amoncellent des fatras d’immondices jetées par les automobilistes qui passent quotidiennement via ce pont. Le spectacle dépasse tout entendement, les amas d’ordures ménagères s’entassent sur le lit de l’oued au dessous du pont routier. Des automobilistes qui transitent via cet ouvrage d’art, construit dans les années 1990, jettent sans aucun égard ni souci des déchets dans ces lieux qui vont s’amonceler dans un chaos indescriptible. Les riverains ne sont pas en reste puisqu’ils y jettent aussi des déchets ménagers, comme en témoigne le piteux état des lieux. Il est triste d’assister à ces actes pour le moins condamnables de certains conducteurs lesquels, arrivés au niveau de ce pont, immobilisent leurs voitures pour faire sortir des sacs noirs remplis de déchets qu’ils balancent sans gêne aucune sous le pont. Les immondices vont en s’éparpillant dans le lit de l’oued Amarigh qui se trouve gravement pollué. «Ces actes d’agression contre l’environnement doivent vraiment cesser. L’oued Amarigh n’a pas besoin de toute cette pollution, d’autant qu’il y a des forages sur ses berges, cela pourrait, si ce n’est déjà fait, polluer gravement la nappe phréatique», dénonce un citoyen outré par ce spectacle hideux et alarmant.

Y. Samir.

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