La violence faite aux femmes prend de l’ampleur. L’homme est, dit-on, par nature, bestial, il agresse sa femme, sa sœur, sa mère… par plaisir. Il se considère comme l’autorité divine qui doit dominer le sexe faible qu’il agresse sans repentance, sans répit, sans se départir de sa nature violente, qui fait de lui un homme ‘’viril’’, un ‘’mâle’’. Il exprime sa puissance, sa force, que ni l’Etat, ni la force publique ne peuvent contrer. Mais sa victime est faible, elle ne peut se défendre, ni porter plainte. Et le phénomène est tabou. La loi est faite pratiquement sans la femme, et même lorsqu’elle est présente dans le parlement, elle sert, malheureusement, la loi du plus fort, celle de l’homme. Les campagnes de prévention et même les sanctions demeurent inefficaces. Plus de 7 061 cas de violence faite aux femmes ont été enregistrés durant les neuf premiers mois de cette année. Un peu moins qu’en 2017, où 7 586 cas ont été enregistrés durant la même période, soit un recul de 3,56%. Néanmoins, la maltraitance à l’égard des femmes, comme d’ailleurs à l’égard des enfants, est un phénomène qui prend de l’ampleur. Mais les victimes se taisent de moins en moins. Il y a donc espoir de voir le tabou se briser. Mais certaines lois confortent ces hommes violents dans leurs prétentions de ‘’tuteurs’’. Depuis 2015, année où fut votée la loi criminalisant la violence qui accable les femmes, on attend toujours une solution définitive à ce problème.
S. Ait Hamouda
