A Aghbalou, commune de montagne située à 60 km au Nord-est de la wilaya de Bouira, à chaque intempérie les rues et ruelles se retrouvent inondées par les eaux pluviales. Ce problème se pose aussi bien au chef-lieu communal qu’à travers toutes les localités relavant de la commune. Cette situation est due à l’absence d’ouvrages d’évacuation des eaux au niveau des agglomérations. Au chef-lieu communal pour ne citer que cette agglomération, et à l’exception des voies d’accès aménagées récemment dans le cadre du projet de l’amélioration urbaine, la plupart des routes et ruelles ne disposent pas d’ouvrages d’évacuation. C’est le cas au niveau du chemin de wilaya CW 10 qui traverse cette localité. Du coup, les eaux de pluie finissent par inonder la chaussée et les différents quartiers du chef-lieu. L’eau de pluie charrie sur son passage pierres, boues et autres objets hétéroclites qui viennent obturer les rares fossés existants. A certains endroits, d’immenses marres d’eau se forment au milieu de la chaussé rendant ainsi difficile la circulation automobile. Sur le même chemin de wilaya, les eaux de pluie qui inondent la chaussée constamment sont à l’origine de la dégradation du bitume lequel ne résiste pas trop longtemps avant de subir érosion et affaissements. A Ivahlal et Selloum, deux des plus importantes agglomérations de la commune, bien que les principaux axes soient réhabilités, aucun ouvrage d’évacuation n’a été prévu. Les travaux de réhabilitation s’étaient limités à la pose d’une nouvelle couche de bitume. Le cas du tronçon de la RN15 traversant Selloum est édifiant. Revêtu, il y a de cela une décennie de bitume, sans aménagement de fossés ou regards, la dégradation rapide du bitume qui en a résulté fait que ce tronçon ressemble plus à un oued qu’à une voie carrossable. Dans ce village, la route reliant la RN15 au quartier Agouilal connait les mêmes dégradations et pour les mêmes raisons. Cette situation est aussi valable pour le village Ath Hamdoune où les voies d’accès sont inondées à chaque intempérie devenant, du coup, impraticables. Pis encore, en plus de ce problème d’absence de conduits d’évacuation, il y a aussi un écueil de taille : l’obstruction des fossés et conduits existants qui ne sont que rarement entretenus. Les services de l’APC se disent dépassés par la situation et avouent ne pas disposer de moyens humains et matériels nécessaires pour assumer les taches de curage des avaloirs et l‘entretien du réseau existant. «Nos moyens sont très limités et nous ne pouvons faire face à la situation. Nous redoutons à chaque fois la survenue des intempéries», a confié récemment le maire d’Aghbalou, Nacer Hamoum. Selon ce dernier, des fiches techniques ont été élaborées par ses services pour la prise en charge de certains points noirs afin de parer à certains dégâts liés aux intempéries, mais les subventions tardent toujours à venir. Aghbalou figure parmi les communes où il n’y a pas d’antenne de l’office national de l’assainissement (ONA), un office qui joue un rôle important dans l’entretien des réseaux d’assainissement et des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales.
D. M.