Face à la montée au créneau de certains dirigeants de clubs contre le premier responsable de la LFP, Abdelkrim Medouar, et certains arbitres, la FAF a fini par rompre le silence, à travers un communiqué publié avant-hier soir, dans lequel l’instance dirigée par Kheireddine Zetchi a noté «avec regret la recrudescence de la violence verbale», tout en appelant ses auteurs «à faire preuve de beaucoup de retenue». En effet, dans un communiqué publié tard dans la soirée d’avant-hier sur son site officiel, la Fédération Algérienne de Football (FAF) note avec «regret la recrudescence de la violence verbale de la part de certains dirigeants de clubs, à l’encontre de la LFP, de l’arbitrage et même de la Fédération. Il ne se passe pas une journée de championnat sans qu’un président ou dirigeant de club ne verse sa colère sur les institutions qui gèrent le football avec une rare violence». A travers ce communiqué, la FAF répond indirectement au président de la JSK, Cherif Mellal, mais aussi à celui de l’USM Annaba, Abdelbasset Zaim, auteurs de déclarations fracassantes contre la LFP et la FAF. Le premier s’en est pris violemment, vendredi dernier, au patron de la LFP en l’accusant à nouveau de vouloir «casser la JSK» après ce qui s’est passé avant le coup d’envoi du match JSK – CABBA. «On m’a interdit l’accès au stade du 20-Août 1955 de Bordj, c’est antiréglementaire. Je n’avais pas reçu la notification de ma suspension. C’est une dictature. J’appelle les autorités à intervenir. Je vais déposer un dossier au niveau de la FIFA pour faire valoir mes droits. Si la situation reste la même, nous allons nous retirer du championnat. Medouar est l’ennemi de la JSK et la Ligue qu’il dirige est illégale», avait affirmé Mellal lors d’un point de presse. Mellal est sous le coup d’une suspension pour une année, dont six mois avec sursis, pour «violation de l’obligation de réserve, outrage et atteinte à la dignité et à l’honneur d’un membre de la ligue». Cette sanction fait suite à ses déclarations aux médias à l’encontre de Medouar, après les modifications apportées par la LFP au calendrier de la compétition, notamment le décalage pour 24 heures du match de son équipe en déplacement face à l’USM Alger. De son côté, le président de l’USMAn menace la FAF de saisir la FIFA si la procédure disciplinaire enclenchée contre son club pour non-paiement de salaires de joueurs est appliquée. «Des accusations gratuites et souvent diffamatoires qui interpellent la fédération, pour rappeler à leurs auteurs qu’il existe des canaux légaux pour introduire leur contestation ou autre réclamation outre celles de l’usage à satiété des médias qui ne peut déboucher que sur la création d’un climat de suspicion, de haine et par extension un appel clair à la violence», ajoute la FAF qui «appelle les présidents et dirigeants de clubs, les entraîneurs et les joueurs à faire preuve de beaucoup de retenue dans leurs déclarations et user des voies de recours légales et de ne pas succomber à l’invective qui ne fait honneur ni à ses auteurs ni à la discipline qu’ils pratiquent ni à leur rang d’éducateurs», conclut le communiqué de la FAF. Pour rappel, la FAF a appelé samedi dernier les présidents des clubs à une réunion avec les responsables de la FAF et ceux de la LFP, le 5 décembre prochain, au Centre technique national de Sidi Moussa, avec pour objet de dresser le bilan de la phase-aller des championnats Ligue 1 et Ligue 2 Mobilis. A travers ce conclave, les dirigeants de clubs et les responsable de la FAF et de la LFP tenteront de trouver une issue à toutes les polémiques nées de ces déclarations, pour que la seconde moitié de la saison se déroule dans le calme et la sérénité, ce qui va éviter aux instances dirigeantes de notre football de plonger davantage dans une crise qui risque de mener la balle ronde algérienne droit dans le mur.
A. C.
