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Bras de fer entre étudiantset administration

Cela fait plus d’une semaine que les étudiants de la faculté des sciences humaines et sociales du campus Tamda boycottent les cours et procèdent à la fermeture des deux blocs E et C. Car, arguent-ils, «l’administration ne répond toujours pas à la plateforme de revendications soulevées». Leurs doléances sont essentiellement liées aux insuffisances pédagogiques, telles l’absence de moyens de sonorisation dans les amphithéâtres, l’insuffisance du nombre de places, notamment dans les salles de TD, manque de bus universitaires et l’absence de chauffages au niveau des blocs, ainsi que l’appel à la révision des horaires de travail de l’administration qui doivent être en parallèle avec ceux des étudiants, y compris les samedis. Ils soulèvent également le retard accumulé pour les stages pratiques et encadrement pour les mémoires de fin d’études. Dans le volet structurel, les étudiants accentuent leurs revendications sur la nécessité de l’aménagement des sanitaires dans les deux blocs, ainsi que la réparation des vitres cassées au niveau des salles de TD. Concernant le campus, les principaux points soulevés consistent en le volet sécuritaire et sanitaire avec l’exigence de la présence d’infirmiers et ambulance pendant. Dans le volet de la recherche scientifique, «un manque cruel d’ouvrages au niveau des bibliothèques, en plus de l’absence du réseau internet, des moyens pourtant indispensables pour tout étudiant dans sa recherche et la préparation des différents projets et mémoires de fin d’études». Ces insuffisances et autres anomalies sont transmises pour le recteur de l’université lui demandant d’intervenir pour y mettre fin, surtout que l’université a connu ces derniers temps beaucoup d’extensions qui devraient être accompagnées des nouvelles installations requises et des mesures d’accompagnement, chose qui facilitera la tâche pour tout le monde. «Nous sommes les seuls perdants dans cette histoire, vu qu’en plus du retard sur tous les plans, un grand retard des cours sera engendré surtout pour les fin de cycle qui auront des soutenances la fin de l’année. La situation ne date pas d’aujourd’hui. Depuis longtemps nous subissons ces insuffisances sur tous les plans», clame un étudiant.

Lyes Mechouek.

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