Le manque de transport perdure

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Le transport pose un véritable problème pour les populations. Les travailleurs, essentiellement ceux qui se rendent quotidiennement à Tizi-Ouzou, sont la catégorie qui souffre le plus pour plusieurs raisons. Sur le terrain, la souffrance apparaît au grand jour. Le transport est disponible de par la quantité, mais de faible qualité. Les voyageurs parlent d’absence totale d’organisation. En effet, le voyageur qui doit se rendre au chef-lieu de la wilaya pour travailler doit se lever à l’aube pour espérer trouver du transport. Ce qui n’est pour autant pas assuré et garanti. Les transporteurs ne sont pas réguliers. Quelques-uns le sont, mais ils ont leurs clients, des voyageurs habituels qui les attendent. Le plus grand mal est que le voyageur n’est même pas sûr de se rendre à son lieu de travail. L’irrégularité des navettes matinales rend difficile le travail à Tizi-Ouzou et dans ses environs. D’ailleurs, ces dernières années, beaucoup ont préféré chercher du travail dans la commune ou carrément changer d’activité en raison de ce problème. Une fois les navettes matinales passées, le voyageur n’a aucune chance de voir passer un fourgon ou un bus pour Tizi. Les gens savent à présent que les transporteurs ne sortent de la gare de Boukhalfa qu’une fois chargés. Et cela prend plusieurs heures. Un constat amer qui interpelle les autorités locales afin qu’elles trouvent des solutions. Pour illustrer cet abandon dont souffre le transport à Boudjima, il suffit de savoir que la commune n’a pas de ligne de liaison avec le chef-lieu de daïra de Makouda. En fait, aujourd’hui, il apparaît clairement que le problème ne peut être résolu par la commune de Boudjima toute seule. Le manque de transport dans ces localités ne se réglera que si le plan de transport de la wilaya prend en compte ces points de départs. A Boudjima, deux lignes relient la commune au chef-lieu de la wilaya. L’une a un point de départ au chef-lieu communal et l’autre par Tala Bouzrou, mais qui n’a pas d’arrêt. Chaque transporteur démarre de chez-lui et chaque voyageur a son arrêt devant sa maison, d’où la grande anarchie qui caractérise ce secteur dans la commune. Notons que la souffrance des voyageurs est plus grande au retour en fin de journée. Les travailleurs sont toujours angoissés par les difficultés de trouver le transport pour rentrer après une journée de travail. Cela oblige souvent à quitter les lieux de travail à 15h pour la plupart.

Akli N.

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