Vers un compromis à Vienne

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Analyser l'évolution des marchés pétroliers, depuis la dernière réunion à Vienne tenue en juin 2018, et examiner les perspectives du marché pétrolier pour 2019, tels sont les objectifs de la prochaine réunion de l’OPEP qui aura lieu aujourd’hui et demain.

Cette conférence des pays membres de l’OPEP permettra de décider des mesures nécessitées par la baisse des cours du brut qui, après une brève remontée, ont de nouveau chuté autour des 57 à 62 dollars le baril. Le vice-président du Conseil national économique et social (CNES) alimente un optimisme quant à un compromis entre l’ensemble des pays membres et non membres de l’OPEP, pour fixer en commun un prix qu’il situe entre 60 et 70 dollars le baril. Il explique à cet effet, que les signes émis lors du récent Sommet du G20 en Argentine, «sont de bon augure», puisque, note-t-il, il y a été question d’une stabilisation des prix des hydrocarbures, la Russie et l’Arabie Séoudite, en particulier, se trouvant affectées par cette baisse qui, «si elle venait à se prolonger, ne les arrange pas trop». Intervenant hier sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, l’économiste Mustapha Mékideche a fait état de signaux émis conjointement par Moscou et Ryad, donnant à penser qu’on se dirige vers une baisse de la production «d’au moins un million de barils/jour». Il fera savoir dans ce sens, qu’un tel scénario a toutes les chances d’être respecté par l’ensemble des producteurs, les puissants lobbies pétroliers américains n’ayant, eux-mêmes, pas trop intérêt à voir les prix diminuer en dessous de ces niveaux. «Une sensible baisse des cours des hydrocarbures sur les marchés risquerait de compromettre les plans de développement de toutes les grandes compagnies pétrolières dans le monde», a-t-il analysé. Il n’est donc dans l’intérêt de personne, souligne-t-il, que les cours chutent en dessous d’un certain seuil, avec comme résultat «un nouveau choc pétrolier». Par ailleurs, et en ce qui concerne la consommation mondiale de pétrole, évaluée ces derniers mois à environ 100 millions de barils/jour, l’intervenant de la radio algérienne a souligné, qu’à long terme, «l’usage des carburants va continuer à occuper une place prépondérante». Interrogé sur la diminution des réserves de change, M. Mékideche estime que «l’Algérie devrait s’attacher à rationaliser son modèle de consommation énergétique ainsi que ses dépenses, en faisant émerger d’autres sources de financement de son économie, afin d’être au rendez-vous, lorsque nos réserves de change diminueront de façon plus substantielle».

L. O. CH

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