La commune d’Ath Mansour compte un parc oléifère important qui fait d’elle l’une des localités de la wilaya de Bouira qui produit le plus d’huile d’olive. Cette année, la campagne oléicole dans cette partie de la région de la vallée du Sahel s’annonce sous de bons auspices, en ce sens que la fructification est exubérante dans les oliveraies que compte cette municipalité agropastorale par excellence. Néanmoins, la tâche s’avère ardue pour les cueilleurs de la localité, même si l’entame est un peu timide ces jours-ci, car des obstacles font toujours que l’olivaison ne se fait pas de tout repos. Les propriétaires des oliveraies situées dans la plaine verdoyante et touffue de Taghzouyt, sont contraints de traverser les eaux de l’oued Sahel pour rejoindre leurs glèbes et récolter les olives. Cette belle plaine située sur la rive droite de l’oued Sahel, où sont plantés des milliers d’arbres fruitiers en majorité des oliviers, est difficile d’accès à cause des torrents de l’oued Sahel en crue depuis plusieurs jours déjà. Les dernières pluies qui se sont abattues sur la région ont provoqué la montée du niveau des eaux de ce cours d’eau. Pour accéder à l’autre rive de cette rivière, les habitants sont contraints de traverser l’oued aux eaux glaciales dont le courant peut emporter une personne manquant de force ou de vigilance. Devant cette situation, la majorité des propriétaires, notamment ceux qui sont véhiculés, font tout un détour pour rejoindre leurs terres via le pont de Tansaout construit il y a moins de 3 ans. En revanche ceux qui ne sont pas véhiculés sont doublement pénalisés, ils doivent marcher jusqu’au pont de Tansaout pour rejoindre un peu plus loin leurs glèbes, exercice fatiguant pour eux et leurs familles. L’an dernier une passerelle de fortune a été érigée en travers de l’oued Sahel pour permettre à certains propriétaires et habitants de Taghzouyt de joindre ces lieux. Cet ouvrage a tenu et a résisté aux courants de la rivière. Cependant, même si l’initiative, à mettre à l’actif de certains volontaires, est à saluer, il n’en demeure pas moins que les habitants réclament autant de passerelles et de ponceaux pour ne pas se voir obligés de faire le détour via le pont de Tansaout, pour exploiter leur terres et récolter les produits de leur glèbes à Taghzouyt.
Y. S.
