Grève des transporteurs de Tafoughalt

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Les transporteurs de voyageurs par fourgons, assurant la liaison entre Tafoughalt (Aït Yahia Moussa), et le chef-lieu de daïra de Draâ El-Mizan, sont en grève de trois jours depuis hier. «Impossible de continuer cette activité sur ce tronçon de 3 kilomètres de notre village jusqu’à la RN25. En plus de la chaussée entièrement détériorée après le passage des réseaux de gaz et d’eau potable, les fossés obstrués par les gravats laissent couler les eaux pluviales sur la route. Quand les objets hétéroclites sont charriés sur la chaussée, il faudra manœuvrer parfois dangereusement pour avancer. Nos véhicules subissent des pannes au quotidien», dira un gréviste. Même les habitants de ce gros village souffrent de l’état délabré de ce chemin communal. «On n’est pas surpris par cette grève parce qu’on s’y attendait déjà», déclarera un habitant rencontré à Draâ El-Mizan.

Les explications du maire d’Aït Yahia Moussa

De son côté, le maire d’Aït Yahia Moussa, Rabah Hamitouche, soulignera : «J’étais étonné d’apprendre que les transporteurs de la ligne Tafoughalt – Draâ El-Mizan ont entamé cette grève. Pourtant, je les ai rencontrés vendredi dernier au village. Je leur avais expliqué que pour le moment, il n’y a pas de projet de revêtement de cette route, mais nous devrions essayer de l’inscrire en faisant des démarches auprès de la direction des travaux publics parce qu’il relève du sectoriel. Entre temps, pour l’urgence, à savoir le déblaiement des accotements et le nettoyage des fossés, le groupe ONE m’avait promis une niveleuse depuis un mois. Mais puisqu’il n’y a rien pour le moment, alors je vais solliciter des entreprises privées parce que la commune n’a pas de moyens pour ce genre de travaux». Au sujet des voyageurs qui seraient bloqués notamment en rentrant de leur travail à Draâ El-Mizan, le maire dira encore que dans ce cas, il fera appel aux bus de la commune une fois le ramassage scolaire assuré : «Nous essaierons d’assurer cette mission avec les bus de la commune», soulignera-t-il. De leur côté, les transporteurs ne veulent pas arrêter leur action et n’écartent pas de radicaliser leur mouvement. «Nous souffrons déjà de l’état du tronçon de la RN25 sur plus de dix kilomètres et voilà encore même le chemin menant à notre village ne semble pas être pris en charge. Nous n’allons pas travailler à la perte», insistera notre premier interlocuteur ajoutant au passage qu’après cette grève de trois jours, ils se réuniront pour discuter d’autres actions possibles pour se faire entendre.

Amar Ouramdane

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