M'Chedallah – Dos-d’âne anarchiques

Les dos d’âne anarchiques et disproportionnés pullulent dans la région de M’chedallah. Aucune route n’échappe à ce phénomène qui a pris des proportions ces dernières années. A présent, ces dos d’ânes doivent être rectifiés en urgence pour réduire le nombre de victimes qu’ils font. L’explosion du parc motocyclette de ces deux dernières années a fait que le nombre d’accidents dus à ces ouvrages sauvages a sensiblement augmenté. De l’aveu même des médicaux et paramédicaux du pavillon des urgences de l’EPH de M’chedallah, il ne se passe pas une semaine sans que la protection civile ou des particuliers ramènent vers ce pavillon un motocycliste victime d’une chute provoquée par un de ces dos d’âne. A souligner que les séries de motos mises sur le marché sont en grande majorité de grosses cylindrées puissantes et rapides et surtout très prisées par les jeunes. Ces derniers qui se grisent de vitesse, se retrouvent dans le décor au premier dos d’âne ou ralentisseur qui se trouve sur leur chemin. Et ces ralentisseurs sauvages ne manquent pas sur les principales routes traversant la région du Sahel. On les retrouve dans des endroits insoupçonnés au détour d’un virage, au milieu d’une forte descente ou sur la courbe d’une pente raide. Ils sont réalisés sans aucune norme réglementaire. Sur le chemin de wilaya CW n° 98, des dizaines de ces d’os d’ânes parsèment la route. Un motocycliste qui heurte en pleine vitesse l’un de ces ouvrages ne s’en sort jamais indemne. Aussi, il est urgent de revoir ces dos d’âne pour limiter leurs dégâts et préserver des vies humaines. A ce danger permanent des ralentisseurs et dos d’ânes, s’ajoute pour les motocyclistes celui du gravier et sable que sèment sur leur passage les transporteurs de matériaux de construction plus particulièrement au niveau de la RN 30 entre M’chedallah et Tizi N’koulal et la RN15 entre Chorfa et le col de Tirourda. Deux importantes voies d’accès très fréquentées par ces inconscients transporteurs qui sèment la mort sur leur passage. Un cas connu de tous les organismes étatiques directement concernés par la sécurité routière mais qui ne les préoccupe pas pour autant. Les services de l’Etat doivent intervenir pour mettre fin à cette anarchie à l’origine des accidents de la route. A hauteur des agglomérations où des citoyens installent des ralentisseurs anarchiques pour limiter le danger d’accidents dont sont victimes des enfants, les services de l’Etat doivent prendre les devants en installant des d’os d’ânes en bonne et due forme, car il est insensé de vouloir parer à un danger en créant un autre.

Oulaid Soualah.