Des unités de soins abandonnées

Evoquer le volet santé dans ces localités perdues de la commune d’At Mlikèche, c’est comme si l’on parlait d’un mal inguérissable, dû à toutes les insuffisances que connaît la région depuis des années. Si des sommes importantes ont été allouées par l’Etat, pour la mise en place d’infrastructures, permettant de répondre aux besoins de la population, ces réalisations pourtant achevées, sont abandonnées par la suite, sans qu’elles ne puissent fonctionner. D’ailleurs, c’est le cas de l’unité de soins sise à Imraudhen, qui se trouve dans un état de dégradation très avancé sans jamais avoir vu le jour. Quelques années plus tard, c’est au tour de l’unité de Ayacha, de subir presque le même sort, après avoir été opérationnelle, en l’absence d’un personnel sur place, elle a fait l’objet de vol où même les portes ont été arrachées. Pour les unités implantées à Ath Ouaâmar ou Tabouda, cette dernière nécessite des travaux de réfection. Le malade qui doit se rendre à l’une des unités citées se verra contraint de faire des kilomètres pour une injection ou un pansement, alors que, souvent, son état de santé ne le lui permet pas. L’unité de soins du chef-lieu de la commune, est qualifiée par Oulagha Boukhalfa, P/APC d’At Mlikèche « d’épouvantail » car, dira-t-il, « elle souffre de l’absence de moyens matériels, telle qu’une ambulance à l’image des autres communes limitrophes, qui en disposent et même la permanence n’est pas assurée durant les week-end et jours fériés. Elle dispose d’un seul médecin pour une population de plus de onze mille habitants. Ce qui reste très insuffisant », conclut-il.

A. R.