Dans beaucoup de communes de la wilaya, les parcs roulants sont dans un état chaotique et hors de service. Engins, camions, tracteurs, bus, et autres véhicules utilitaires sont souvent hors d’usage. C’est le cas dans celle d’Aghbalou où pratiquement tous le parc roulant n’est pas en état de marche. Ainsi nous apprenons auprès des services de cette commune qu’au moins sept bus sont actuellement en panne et immobilisés. Des engins, des camions et des véhicules composant le parc roulant se trouvent dans la même situation depuis maintenant plusieurs mois. La situation est tellement critique qu’elle entrave le bon fonctionnement de cette commune et entraine la paralysie de certains services vitaux. Si l’on prend à titre d’illustration le cas des bus du transport scolaire, toute panne survenant sur un quelconque moyen est synonyme de l’arrêt des prestations de transport des élèves scolarisés. C’est le cas depuis le début de l’année où il est fait état de l’insuffisance de moyens de transport scolaire. Pis encore, le manque de moyens financiers dans cette commune déshéritée et sans ressources financières empêche toute opération de réparation. Donc la remise en marche des moyens roulants du parc dépend exclusivement des dotations des services de la wilaya. Des dotations, dont on nous dit qu’elles tardent toujours à venir. Le premier magistrat de la commune, M. Hamoum, a affirmé récemment avoir saisi les services de la wilaya, en particulier ceux de l’administration locale (DAL), pour avoir une subvention et procéder à des repartions d’usage, mais en vain. On nous confie que le DAL aurait refusé d’octroyer une subvention sous prétexte que cette commune a bénéficié par le passé d’une enveloppe de près de trois de dinars. Or et à en croire l’édile communal, les frais de réparations des véhicules en panne couteraient beaucoup plus. Situation que le PAPC assimile à une pure marginalisation de la commune où les élus se retrouvent livrés à eux-mêmes surtout en l’absence de moyens financiers. Selon lui, la commune est très vaste et compte plusieurs villages et pour répondre aux besoins de ses populations en termes de ramassage scolaire, collecte des ordures ménagères, réfection des réseaux AEP et assainissement, entretien des écoles, du réseau routier, l’éclairage et assurer les différentes missions, il faudrait beaucoup de moyens matériels (engins, camions, bus, véhicules…). Le même édile confie que les moyens du parc roulant déjà existants sont insuffisants pour répondre aux besoins d’une population de près de 25 000 habitants. Et la situation se corse davantage lorsque ces moyens viennent à tomber en panne. «Nous disposons d’un seul et unique camion utilisé par les services de la régie des eaux. Si celui-ci vient à tomber en panne, ce service se retrouvera paralysé. Ceci est valable pour les services du ramassage des ordures. Les services du bureau de l’hygiène ne disposent d’aucun moyen de transport», constate dépité le maire de cette commune. Pour illustrer cette situation, récemment, il aura fallu retarder l’opération de la collecte d’ordures de plusieurs heures car le un camion destiné à cette tâche est tombé en panne. Pis encore, ce camion est chargé de la collecte du chef-lieu et de nombreuses localités aussi peuplées et éloignées les unes des autres. Pour le maire, Aghbalou est une commune de la taille d’une daïra et il faudrait absolument la doter de moyens financiers conséquents pour la prise en charge des pannes touchant le parc roulant. Son souhait est aussi le renforcement des moyens de ce parc pour répondre aux préoccupations des populations, faciliter la tache des personnels, et assurer un bon fonctionnement des différents services de la commune.
Djamel M.
