Point du jour – Louisa a toujours du mal à se faire comprendre

La pasionaria du PT est intervenue lors de l’ouverture du 7e congrès de son parti, pour dire : «Il y a des signes de l’existence de fissures inquiétantes au sommet de l’État». Sans les expliciter, elle a tout de même pronostiqué qu’elle est d’accord avec la conférence nationale à condition qu’elle s’accompagne d’une assemblée constituante. Encore une autre proposition qui a déjà été entendue, sans faire de vague ni être entendue par le peuple. La démarche de Louisa Hanoune est pour le moins déconnectée, elle semble vouloir l’amont, c’est-à-dire le politiquement correct, et l’aval, l’intérêt politique qui en découle. Toutefois, ceci dans l’autre, tous les Algériens qui ont tôt compris l’allure que prend politiquement la leader du PT, est d’abord empreinte de démagogie, ensuite elle se confond avec une solution à deux vitesses. La première est celle qui s’imbrique dans sa relation avec le politique et la seconde, celle qui rentre dans sa démarche dont l’intérêt bien compris de sa formation. Jusqu’à lors, tout ce qu’elle a dit demeure dans le détail et dans la forme incompréhensible parce qu’elle jacte comme elle pense, à gauche et à droite, nonobstant qu’elle se prend pour ce qu’elle n’est pas et, d’autre part, elle n’est pas d’accord avec la conduite actuelle de l’alliance présidentielle. Ce que tout le monde, à tord ou à raison, n’arrive pas à comprendre. Tout simplement parce qu’il n’y a rien à comprendre sauf à contrer la logique. Suprême défit à la praxis politicienne et à la définition de celle-ci dans le jargon de la pasionaria du PT. Rien ne semble correct aux yeux des Algériens, qui sont bien renseignés sur toutes les démarches de Louisa Hanoune au point de l’entendre qu’à peu près. Il arrive qu’on l’entende mais sans trop piger ce qu’elle veut dire. Mais son appel, pour être enregistrer, doit devenir intelligible et plus il doit s’adresser à ceux auxquels elle parle de façon palpable et compréhensible. La dernière, elle ne peut être derrière un soulèvement, à Dieu ne plaise qui embrasera toute l’Algérie. Ce qui veut dire que «l’héritage de la révolution» elle n’en est pas la seule héritière.

S. Ait Hamouda