Dès que la première allusion a été faite et avancée par l’un des plus importants investisseurs Issaâd Rebrab en l’occurrence, quant à son intention de récupérer « ‘l’excédent » d’eau de la phénoménale source Noire d’Imzdhourar dans la commune de Saharidj dont les deux tiers de son débit partent inutilement dans la nature et alimentent les différents oueds et autres ravins de la région en se mélangeant aux eaux usées. L’objectif de l’investisseur est d’implanter une usine de mise en bouteilles d’eau dans la région avec la création de 500 postes d’emplois permanents et de 200 autres indirects. Cependant, dès que la nouvelle a circulé, une étrange agitation s’est emparé de la population du arch Amcehdal et une incompréhensible atmosphère qui a scindée la population en deux : d’une part, ceux qui sont pour et qui ont hâte de voir ce projet fort prometteur pour la région se réaliser et de l’autre côté, ceux qui sont contre et affichent une fébrilité en multipliant les mouvements. La réaction dans la rue ne se fait pas attendre, elle gronde et menace. « Les autorités concernées par ce projet laissent faire et tardent à se décider, quant à la suite à donner à cette offre de ce géant investisseur et ceci accentue davantage la tension et alimente la « radio trottoir », nous lancent, révoltés, quelques jeunes chômeurs de la localité qui terminent par : « Nous allons recourir à la rue si ce projet viendrait a être annulé car c’est notre avenir qui s’affiche dedans ».
Omar Soualah
