La polyclinique de Tala Hamza, sise à hauteur du centre urbain du chef-lieu communal, ne remplit pas convenablement la mission de service public qui lui est dévolue. C’est du moins le sentiment de nombreux habitants de cette commune qui mettent l’indexe sur des carences en tout genre. «Le seul point positif de cette infrastructure sanitaire réside dans sa dotation en personnel médical, lequel assure les consultations tous les jours, y compris les week-ends et les jours fériés», soutient un jeune commerçant tenant boutique au centre-ville. Néanmoins, déplore-t-on, l’efficacité de ces médecins s’en trouve réduite en raison de l’absence de certains services complémentaires, tels la radiologie. «Au cas où un malade nécessite une radio, il est orienté vers la ville d’Amizour ou de Béjaïa car sur place, il n’y a ni équipement ni opérateur», souligne un usager de la santé. «Pour gagner du temps, bien des malades se rendent directement dans les hôpitaux de la région sans passer par la polyclinique de Tala Hamza», ajoute-t-il. L’ouverture d’un point d’urgence (PU) est aussi réclamée avec insistance par le commun des citoyens de la commune. «L’enjeu d’un tel service est vital car il permet de booster la qualité des soins et de sauver des vies humaines», plaide un quadragénaire, fonctionnaire de son état. «Les gens prient pour ne pas tomber malade ou avoir un cas urgent après 18 heures, car ils sont échaudés par les évacuations en catastrophe et en pleine nuit. D’aucuns sont même passés de vie à trépas», clame un usager de la santé de la région. À défaut d’un PU, suggère-t-on, l’instauration d’un service de garde ou d’une astreinte médicale après les horaires de travail est une option à même de répondre aux préoccupations de la population. «L’objectif étant d’un avoir un médecin disponible en permanence pour prendre en charge les urgences, sans avoir à faire de longs et périlleux périples», souligne un villageois de Tala Hamza.
N. Maouche
