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«En hausse de plus de 50%»

Le ministre du Commerce, Said Djellab, a réitéré, hier, la volonté du gouvernement de faire de l’année 2019 celle de la promotion des exportations.

«Le produit algérien peut concurrencer les produits des autres pays en matière de qualité et du prix», a indiqué le ministre du Commerce, avant d’ajouter que pour faire connaître la large panoplie des produits algériens, des déplacements d’un grand nombre d’entreprises ont été organisés vers des marchés à l’étranger, notamment en Amérique, au Moyen-Orient et en Afrique en particulier. Intervenant sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, Said Djellab explique qu’une étude élaborée en coopération avec le Centre du commerce international de Genève a permis de cibler distinctement les secteurs susceptibles d’être investis sur ces marchés. Une étude qui permettra, selon lui, de cerner les aspects pouvant contribuer à promouvoir les exportations, tels ceux relatifs à la qualité, la logistique ou encore l’information commerciale. Par ailleurs, le ministre a souligné l’importance de redéployer le rôle des institutions d’appui à l’export, à l’instar de l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex), la Société algérienne des foires et exportations (Safex) et l’Organisme algérien d’accréditation (Algerac). Il affirme dans ce contexte que «tout cet ensemble d’activités va nous permettre d’élaborer, à partir de janvier 2019, une feuille de route tendant à donner corps aux exportations», laquelle, indique-t-il, «constituera le sujet central de tous les débats économiques durant les années à venir». L’un des aspects que M. Djellab tiendra à relever est relatif au financement des exportations sans lequel, dit-il, celles-ci se trouveront handicapées. À ce titre, il annonce qu’en plus de soutenir le transport des marchandises, le système déjà existant va être réformé afin de le rendre efficient et palpable en termes d’impact à l’export. L’invité de la radio algérienne observe, d’autre part, qu’un regain de confiance s’est désormais créé au sein des opérateurs économiques, dont il assure qu’une majorité parmi eux souhaitent faire connaître leurs productions sur les marchés à l’extérieur du pays. Le ministre a souligné que «l’année 2018 a connu une augmentation des exportations hors hydrocarbure de plus de 50%, dont une bonne partie provient des demi-produits dérivés des hydrocarbures». «Il faut démystifier un peu et expliquer bien les choses. Pour nous, tout produit qui crée une valeur ajoutée et qui soit exporté c’est un produit à l’exportation», a-t- il encore indiqué. Il signale que «le plus gros des exportations en dehors des produits de la pétrochimie, on a les produits industriels en deuxième position et les produits agroalimentaires. Ce que j’ai constaté dans les exportations de cette année, pratiquement pour chaque produit on a doublé ou triplé les exportations». «Il y a une cadence vers l’accroissement des exportations. Je cite les eaux minérales et gazéifiées où on est à 8 millions de dollars. Tout ce qui est papier hygiénique, nous sommes à 6 millions de dollars. Si je cite l’électroménager, on est à plus de 20 millions de dollars», s’est félicité le ministre. Il affirme, d’autre part, que le véhicule «Made in Algéria» sera exporté vers l’Afrique à partir de l’année 2019.

L. O. CH

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