Les citoyens de nombreux quartiers de la ville d’Aïn Bessem réclament, à présent, que les venelles et les rues qui passent par où ils habitent, soient recouvertes et bitumées dans les plus brefs délais. Cette réaction n’est pas du tout fortuite car elle s’inscrit dans le sillage des transformations urbanistiques et des travaux de réfection et de goudronnage lancés un peu partout à l’intérieur et dans la périphérie de ce centre urbain. Dans le centre-ville, les chantiers chargés de réaliser le bitumage des chaussées sont au bout de leur mission. Les responsables de la commune parlent à ce propos de plus de six kilomètres de tapis achevés en un temps record et touchant les principaux axes de la localité. Le centre de la ville connaît, également, d’autres réfections, notamment au niveau du marché des fruits et légumes, où les travaux, qui ont débuté depuis plusieurs semaines, sont toujours en cours, à l’effet de refaire entièrement la plate-forme servant de socle aux étals des différents commerces qui s’y pratiquent. Dans certains quartiers résidentiels, à l’image de Aradh Salah ou celui de Senouci Abdelkader, la deuxième tranche des travaux touchant au goudronnage du réseau routier est en phase de réalisation. Les habitants de ces deux cités s’attellent de leur côté et comme convenu avec les instances communales, à daller ou carreler le tronçon de trottoir traversant leur résidence. A la sortie de la localité, sur la RN18 qui longe le tissu urbain sur plusieurs kilomètres, des chantiers sont à pied-d’œuvre et des ronds-points sont en cours d’être érigés au sud, à l’est et au nord au niveau de chaque croisée de chemins. A l’ouest, une nouvelle route vient d’être réalisée, menant de la zone industrielle à la partie nord de la ville et donnant accès sur la RN18. Ce nouveau tronçon qui n’est toujours pas revêtu en noir, sera emprunté particulièrement par les camions de gros tonnage. Une déviation, ô combien attendue, car elle permet à coup sûr de désengorger la circulation à l’intérieur de l’agglomération et d’éviter les masses de poussières qui s’élèvent à chaque passage de véhicule lourd et de rendre au centre-ville sa véritable image : Celle d’une coquette et charmante petite ville construite sur une immense plaine et habitée par les colons qui géraient les terres agricoles s’étendant sur des centaines de kilomètres, tout autour de ce petit tissu urbain qu’était Aïn Bessem avant l’indépendance.
Anis S.