C’est demain mercredi 19 avril que sera enfin examinée par le tribunal criminel près la cour de Béjaïa l’affaire de la DEC (délégation exécutive communale) dite des 146 milliards. Dans cette affaire de détournement de derniers publics et de corruption de fonctionnaire et qui tient en haleine les citoyens de Béjaïa depuis 10 ans maintenant, sont impliqués plus de 30 personnes parmi lesquelles figurent, en plus de l’ex- DEC, principal accusé, des ex-hauts fonctionnaires du grade de chef de daïra, de chef de cabinet de wali, de DAC et du DRAL et des chefs d’entreprise, tous corps d’Etat, dont l’appel à la barre lors d’une précédente audience qui n’a pas été menée à son terme à cause de la complexité de l’affaire et surtout à cause de l’absence du wali de l’époque dont le témoignage est jugé capital par quelques uns de la trentaine des avocats de la défense, l’appel des noms à la barre, a fait sourciller plus d’un à la salle d’audience tant leur réputation est grande et que, jusque-là, la population les croyait intouchables et hors de tout soupçon. Le montant des 146 milliards représente, selon des informations recueillis auprès des avocats, le total des sommes surévaluées des marchés passés de manière douteuse entre l’administration et les opérateurs économiques avec l’approbation intéressée des fonctionnaire sus-cités. A signaler que l’ensemble des accusés dans cette affaire qui remonte à avril 96 ont, avant de bénéficier de la liberté provisoire subi une peine de 23 mois de prison et que l’accusé principal, l’ex-DEC, doit, la veille du procès faire l’objet d’une prise de corps, c’est-à-dire retourner en prison.
B. Mouhoub
